UNE VIE DE POETE ET DE DIPLOMATE

 

1887 : Naissance à Pointe-à-Pitre d’Alexis Leger.

1887-1899 : Enfance aux Antilles ; études jusqu’à la classe de cinquième au lycée Carnot à Pointe-à-Pitre.

Mars 1899 : Départ pour la métropole de la famille d’Alexis Leger, avec la grand-mère paternelle Augusta, et installation à Pau. Etudes au lycée de Pau (qui aujourd’hui porte le nom de Saint-John Perse) jusqu’au baccalauréat. Rencontre avec Francis Jammes.

1904 : Etudes à la Faculté de droit de Bordeaux. Fréquente la Faculté de médecine, des sciences et des lettres.

1905 : Rencontre avec Paul Claudel que lui présente Jammes, à Orthez. Claudel et Jammes tentent vainement de le convertir.

1907 : Mort de son père.

1908 : Mort de sa grand-mère.

1910 : Termine sa licence en droit.

1911 : Publication d’Eloges. Rencontre avec Valery Larbaud. Prépare le concours des Affaires Etrangères.

1912 : Séjour en Angleterre au cours duquel il rencontre Joseph Conrad.

1914 : A. L. est reçu au concours des Affaires Etrangères.

1916 : Rencontre avec Paul Valéry.

1916-1921 : Secrétaire d’ambassade en Chine. Rédaction d’Anabase et d’Amitié du Prince, publiés à son retour.

1921 : Rencontre avec Aristide Briand avec lequel il sera très lié. Attaché à Paris au Quai d’Orsay.

1921-1940 : Interrompt ses activités littéraires et se consacre à la carrière diplomatique. Il est nommé Secrétaire Général du Ministre des Affaires Etrangères en 1933, poste qu’il occupera jusqu’en 1940.

1925 : Participe à la conférence de Locarno.

1927 : Il est à l’origine du pacte Briand-Kellog, traité de «renonciation à la guerre comme instrument de politique nationale».

1929 : Mort de sa grand-mère maternelle.

1932 : Mort d’Aristide Briand. Saint-John Perse noue une liaison avec Lilita Abreu, cubaine installée en France et très liée aux milieux littéraires.

1936 : Hitler proclame l’abolition du pacte de Locarno et remilitarise la rive gauche du Rhin. A. L. est hostile à Hitler et prône une intervention armée contre lui.

1938 : Accompagne son ministre à la conférence de Munich.

1940 : Chassé de son poste dans des conditions indignes par les partisans de l’armistice, il s’exile aux Etats- Unis. En octobre, il est déchu de la nationalité française, radié de la Légion d’Honneur et privé de ses biens. Il sera réintégré dans ses droits à la Libération.

1940-1957 : En exil aux Etats-Unis où il obtient en 1949 le statut de résident permanent. S’installe à Washington où il occupe jusqu’en 1946 un poste à la Bibliothèque du Congrès. Soutenu par la Fondation Bollingen, il se consacre à nouveau à la poésie (Exil, 1941-1944, Vents, 1946 puis Amers, 1957). Il noue ou développe des liens avec Roger Caillois, Jean Ballard, et Jean Paulhan. La liaison avec Lilita Abreu qui l’avait accompagné à Washington se termine en 1944. Durant toutes ces années, il fait régulièrement des croisières, y compris dans les Antilles anglaises, mais sans jamais retourner à la Guadeloupe.

1957 : Rentre en France. Désormais il partage l’année entre l’hiver aux Etats-Unis et l’été en France, aux Vigneaux, à la presqu’île de Giens, dans le domaine de la Polynésie où avait séjourné autrefois Valéry.

1958 : Epouse en Amérique Dorothy Milburn Russell. Il la rebaptise Diane.

1959 : Obtient à Paris le grand prix national des Lettres et en Belgique le grand prix international de poésie à la Biennale de Knocke le Zoute.

1960 : Voyage en Argentine. Peu de temps après la publication de Chronique, obtient le Prix Nobel.

1963 : Publication d’Oiseaux précédée par la publication en 1962 aux éditions Le Vent d’Arles de L’Ordre des Oiseaux, où les poèmes accompagnent des eaux-fortes de Braque.

1965 : Voyage en Italie. Prononce à Florence le Discours Pour Dante, pour le septième centenaire de la naissance du poète.

1969 : Chanté par Celle qui fut là.

1970-1975 : Ne quitte plus les Vigneaux où il meurt le 20 septembre 1975. Publication en 1971 de Chant pour un équinoxe, en 1973 de Nocturne, en 1974 de Sécheresse.

1972 : Edition de la Pléiade qu’il a lui-même organisée et contrôlée entièrement.

1976 : Inauguration de la Fondation Saint-John Perse à Aix-en-Provence. Peu avant sa mort, sur l’instigation de Pierre Guerre, avocat et homme de lettres marseillais, le poète a légué l’ensemble de ses collections à la Cité aixoise. La Fondation Saint-John Perse a pour mission fondamentale de conserver et de faire connaître ce prestigieux fonds, unique dans l’histoire de la littérature française de ce siècle.