Clio en Afrique n°5, automne-hiver 1998-1999

Informations scientifiques

  • Histoire et environnement en Afrique : Recherches sur l'histoire des plantes et des paysages au Centre de Recherches Africaines, université de Paris I
  • L'UPRESA 8054 Paris 1-CNRS "Mutations africaines dans la longue durée " M.A.L.D.
  • Table-Ronde "Rapports interethniques à Madagascar et construction nationale (XIXème-XXème siècles)"

    Histoire et environnement en Afrique :
    Recherches sur l'histoire des plantes et des paysages au Centre de Recherches Africaines, université de Paris I

    Monique Chastanet (CNRS - CRA)

    1. Historique et perspectives de recherches
    2. Introduction de l'ouvrage Plantes et paysages d'Afrique. Une histoire à explorer
    3. Table des matières de l'ouvrage
    4. Programme du séminaire

    1. Historique et perspectives de recherches

    L'histoire rurale est présente au CRA depuis de nombreuses années, à travers ses activités d'enseignement et de recherche. Depuis une dizaine d'années, une attention particulière a été donnée à l'une de ses composantes, l'histoire des plantes et des paysages, dans le cadre du " groupe de recherche sur l'histoire des plantes en Afrique ". Ce programme, initié par des historiens de l'URA 363 du CNRS, équipe Paris I, - en particulier par Jean-Pierre Chrétien -, a été mené en collaboration avec des chercheurs d'autres disciplines (anthropologues, géographes, archéologues, linguistes, naturalistes, généticiens...) et d'autres institutions (INALCO, Muséum National d'Histoire Naturelle, ORSTOM et différents laboratoires du CNRS). Au CRA, Dominique Juhé-Beaulaton et Marcel Kabanda ont coordonné une enquête visant à reconstituer la chronologie et les étapes de diffusion des plantes américaines en Afrique, à partir d'informations réunies et traitées dans une base de données informatisée. Des étudiants en maîtrise, DEA et thèse ainsi que des chercheurs du CRA ont participé à cette enquête, qui a essentiellement porté sur des sources écrites. Parallèlement à ce travail, un séminaire de recherche a été organisé en 1992-1993. Il faut signaler aussi les recherches individuelles qui s'inscrivaient dans ce domaine [1]. L'ensemble de ces travaux et collaborations ont débouché sur une table-ronde intitulée  Plantes, paysages et histoire en Afrique subsaharienne , qui s'est tenue au Centre de Recherches Africaines du 3 au 5 mai 1994. Cette rencontre a donné lieu à une publication, dont l'introduction et la table des matières figure à la suite de cette présentation : M. Chastanet (éd.), Plantes et paysages d'Afrique. Une histoire à explorer, Paris, Karthala - CRA, 1998.

    L'histoire rurale et, notamment, l'histoire des plantes et des paysages constituent l'un des thèmes de recherche de l'UPRESA " Mutations africaines dans la longue durée " [2] créée en 1998. Les travaux collectifs dans ce domaine se poursuivent actuellement sous la forme d'un séminaire de recherche organisé en collaboration avec des collègues du laboratoire d'Ethnobiologie-Biogéographie du Muséum (voir le programme ci-dessous). Certaines séances sont ouvertes à différentes approches de l'histoire rurale tandis que d'autres sont plus particulièrement consacrées à l'histoire de l'exploitation et de la valorisation des ressources naturelles spontanées[3].

    2. Introduction de l'ouvrage Plantes et paysages d'Afrique. Une histoire à explorer

    Reproduit avec l'aimable autorisation des éditions Karthala

    L'histoire des plantes et des paysages d'Afrique est encore largement à défricher, qu'il s'agisse de l'histoire de certaines formations végétales ou des périodes et voies de diffusion de plantes nouvelles. Malgré l'existence de travaux novateurs dans ce domaine, de nombreuses questions restent posées ou en discussion. Cette histoire des plantes et des paysages ne peut se concevoir indépendamment de celle des sociétés qui les utilisent, les cultivent ou les construisent. De même s'impose une collaboration entre sciences humaines et sciences du monde végétal. Cet ouvrage résulte ainsi de la rencontre de chercheurs de différentes disciplines autour d'interrogations historiques communes.

    La première partie est consacrée à la diffusion et aux usages des plantes américaines en Afrique. Bien que les contributions aient été regroupées sous des thématiques différentes, elles ont beaucoup en commun, que ce soit dans les questions posées ou la démarche suivie. La nécessité de la pluridisciplinarité apparaît clairement à travers la nature des sources employées, sources historiques mais aussi enquêtes ethnologiques, sources lexicales, marqueurs génétiques, comportements physiologiques des plantes, etc. Elle est également nécessaire chaque fois que se pose le problème de l'identification des plantes - dans une source ancienne, dans une langue africaine - ou celui de leur mode de reproduction en rapport avec l'histoire de leur transport.

    À travers ces différentes études, des chronologies et des voies de diffusion se précisent tandis que certaines questions sont reformulées différemment. Ainsi la culture du maïs est-elle attestée en 1534 à São Tomé, entre 1570 et 1583 sur la côte du royaume du Congo et en 1605 sur la côte du golfe de Guinée. Les sources ne le font apparaître que dans la première moitié du 18ème siècle dans la vallée du Sénégal mais on peut supposer que sa présence est plus ancienne. Les scénarios de sa diffusion proposés par R. Portères sont réexaminés, en mettant en avant le rôle des îles portugaises et l'hypothèse d'introductions multiples et successives. Malgré les progrès accomplis dans la connaissance de l'histoire des plantes américaines en Afrique, des limites apparaissent. Ainsi est-il difficile de dater l'introduction des haricots américains, les termes "haricots", "fèves" et "pois" désignant indistinctement, dans les écrits anciens, les espèces africaines et américaines ainsi que d'autres légumineuses. Par ailleurs une certaine géographie des sources se confirme : alors que les archives et récits de voyage nous permettent de remonter jusqu'au 16ème siècle pour les régions côtières, nos informations sont beaucoup plus tardives pour l'intérieur du continent. Ce qui nous amène à nous tourner vers d'autres données, linguistiques notamment, en ne perdant pas de vue que l'appellation d'une plante peut être trompeuse et ne refléter qu'un aspect de son histoire. D'où la nécessité, autant que faire se peut, de croiser différents types de sources.

    En changeant de continent, certaines plantes ont connu une destinée nouvelle. C'est le cas de plantes cultivées en Amérique latine qui se sont naturalisées en Afrique, ou bien d'une plante mineure en Amérique, comme l'arachide, devenue une culture importante en Afrique, ou encore du manioc qui a constitué la base de l'alimentation sur la côte du royaume du Congo dès le début du 17ème siècle, et dont les Zaïrois et les Congolais sont aujourd'hui les premiers consommateurs sur le plan mondial. Ce qui frappe, d'une manière générale, c'est l'africanisation des plantes américaines qui, se substituant à des plantes locales ou occupant des fonctions nouvelles, se sont bien intégrées dans l'agriculture et l'alimentation comme dans le domaine culturel.

    Ces plantes voyageuses n'ont pas eu la même histoire en Europe et en Afrique. Si des recherches comparatives restent à mener dans cette optique, on peut avancer certaines données dès à présent. De part et d'autre de la Méditerranée, les jardins semblent avoir été un terrain propice à l'expérimentation, jardins paysans mais aussi jardins botaniques en Europe et jardins d'essai des comptoirs de traite en Afrique. La tomate a eu une histoire différente sur ses deux continents adoptifs et pourrait s'être intégrée plus tôt en Afrique. Si la courte saison végétative et les rendements élevés du maïs ont partout suscité de l'intérêt, sa culture a eu des conséquences assez différentes. En Afrique, il s'est toujours inséré dans une polyculture, même dans les régions où il est devenu une céréale de base. Sa consommation ne semble donc pas avoir entraîné de déséquilibres nutritionnels. En Europe, il a connu une situation similaire aux débuts de son introduction et l'a conservée dans certaines régions. Mais là où les propriétaires fonciers ont pu imposer leur loi aux paysans et, en l'occurrence, le maïs comme aliment de base au détriment d'autres céréales réservées à la vente, des problèmes de pellagre ont souvent été signalés aux 18ème et 19ème siècles : ce fut le cas dans les Asturies, en Italie du Nord, dans les Balkans et dans certaines régions du sud-ouest de la France [4]. On ne dispose évidemment pas d'enquêtes médicales ni d'informations précises sur l'état sanitaire des populations africaines pour cette période. Toutefois si les disettes et les famines n'ont pas épargné ce continent, il n'y a pas eu - semble-t-il - de problèmes alimentaires liés à des situations comparables à la mono-consommation du maïs ou de la pomme de terre comme en Europe. La relative autonomie que le monde rural a réussi à conserver par rapport aux différents pouvoirs, dans l'Afrique précoloniale, a sans doute joué en faveur du maintien d'une grande diversité des cultures. Il faut cependant nuancer cette idée d'autonomie du domaine agricole par rapport au politique, comme certaines contributions nous y invitent dans la seconde partie de l'ouvrage.

    Qu'il s'agisse de l'histoire des paysages, de l'alimentation végétale ou des cultures commerciales, plusieurs auteurs nous amènent à réfléchir sur les notions de sauvage et de cultivé, soit en terme de rupture dans le cas de la domestication du mil, marquée par la non-caducité de l'épi, soit en terme de continuum, impliquant différentes formes de végétation subspontanée ou contrôlée. Autre idée largement partagée dans cette seconde partie, celle de l'usage multiple des végétaux, pratique qui n'est pas spécifique à l'Afrique mais qui s'y trouve encore largement représentée. En revanche, les effets de l'action humaine apparaissent de manière contrastée : aux pasteurs touaregs conservateurs de la nature en milieu saharien et sahélien s'opposent, dans le nord du Cameroun, des sociétés agricoles dont l'activité a contribué à l'aridification de la région.

    Comme le montrent plusieurs contributions, travailler sur l'histoire du milieu végétal suppose de mettre au clair la terminologie utilisée dans les langues africaines et dans les langues européennes. Cela passe par une réflexion sur les différents découpages du réel et sur l'opposition entre paysage observé et territoire vécu [5]. De plus les étrangers ont souvent transposé des éléments de la flore européenne dans leur description de la végétation africaine. C'est ainsi que la nature de la "forêt" pose souvent problème comme, dans le cas des plantes américaines, l'identification de certains "pois" ou "grains". Il faut également mettre en évidence les enjeux politiques qui peuvent être associés à telle ou telle formation végétale : "avoir trouvé la brousse" renvoie plutôt à l'histoire du peuplement tandis qu'accuser un pouvoir précédent d'avoir "détruit la forêt" ne présume en rien de l'existence de celle-ci ! Par ailleurs l'historicité d'une végétation n'est pas toujours là où l'on pense... C'est ainsi que les bois sacrés du Sud Togo témoignent bien d'une histoire, celle de leur construction par les hommes et non pas celle d'une ancienne forêt aujourd'hui disparue.

    Pour revenir sur le rôle du pouvoir politique dans la diffusion de telle ou telle culture, on trouve des cas de figure assez différents, dans le domaine des cultures commerciales en particulier. Dans le royaume d'Abomey, c'est dès la fin du 18me siècle que le pouvoir incite au développement de la palmeraie pour répondre à la demande européenne en huile de palme. Par ailleurs, alors que les cultures commerciales apparaissent la plupart du temps comme des cultures obligées sous le régime colonial, le développement de la caféiculture chez les Rwa de Tanzanie résulte de leur propre choix et de son affirmation contre la volonté des colons.

    Certains thèmes sont également présents dans les deux parties de l'ouvrage. Comme on l'a déjà évoqué, le problème de l'identification des plantes et des formations végétales est soulevé par la plupart des auteurs. Il constitue effectivement un préalable à toute recherche sur l'histoire des plantes ou des paysages, qu'on travaille à partir de sources écrites ou de sources orales. Tenir compte de la représentation des plantes ou des formations végétales est un autre passage obligé. Elle semble souvent liée à l'usage qui en est fait. Ainsi dans le sud du Niger, jusqu'au milieu du 20ème siècle, certains bas-fonds boisés étaient-ils perçus comme des lieux dangereux par les agriculteurs haoussas, perception que ne partageaient pas les éleveurs peuls et touaregs, habitués à y faire paître leurs troupeaux. Dans un autre domaine, le manioc occupe une place secondaire dans l'Empire ashanti au 19ème siècle, il est même déprécié car il apparaît comme une nourriture d'esclaves. En pays soninké, aux 19ème et 20ème siècles, le maïs peut évoquer la richesse ou la pauvreté selon la manière de le consommer et le contexte général, d'abondance ou de pénurie.

    Un autre aspect que soulignent différents auteurs, c'est la créativité des agriculteurs africains, leur aptitude à adopter des plantes nouvelles et à opérer les changements que cela entraîne : pratiques culturales, restructuration du calendrier agricole, intégration de produits nouveaux dans la cuisine locale ou au contraire créations culinaires, sans oublier la place qu'ont pris ces différentes plantes dans le domaine culturel. Sur le plan alimentaire, le manioc est un bon exemple de mélange d'adaptation et d'invention, avec d'un côté le rouissage et la transformation en farine transmis dès l'introduction de la plante, et de l'autre la diversité des plats élaborés par les femmes africaines. Sur le plan agricole, il faut évoquer l'expérimentation dans les jardins, la création de variétés nouvelles, les associations culturales comme le maïs et le haricot, qu'on retrouve d'ailleurs en Amérique et en Europe... Sur le plan culturel, un jeu s'instaure entre plantes anciennes et plantes nouvelles, une répartition des tâches ou une complémentarité propres à chaque société, souvent reflétées par la langue ou la littérature orale.

    Autre thème récurrent de l'ouvrage, la diversité des échelles de temps dans l'histoire des plantes et des paysages. Au Sahara et en bordure du Sahel par exemple, tandis que les espèces résiduelles d'origine méditerranéenne renvoient à une échelle géologique, d'autres, plus ou moins résistantes à la sécheresse en cours, sont en phase de régression ou de conquête depuis une cinquantaine d'années. Une réflexion s'impose sur les différentes "durées" de l'environnement, l'histoire rurale n'étant pas la partenaire obligée de la longue durée mais pouvant connaître aussi d'autres temporalités. Ainsi la domestication du mil a-t-elle été un processus relativement rapide, qui s'est opéré en quelques dizaines de générations, rapidité nécessaire à sa réussite ; elle s'est poursuivie par une lente amélioration des caractères sélectionnés. À une autre échelle, l'adoption de plantes nouvelles peut se faire encore plus rapidement : ce fut le cas du maïs des Antilles qui s'est imposé à São Tomé en quelques années au début du 16ème siècle. Cette histoire peut également suivre des rythmes différents selon les plantes, en fonction des systèmes de culture déjà existants. En Afrique centrale, par exemple, la diffusion ancienne, progressive et continue du maïs et de l'arachide s'oppose à une diffusion par paliers successifs et plus tardive du manioc et de la patate douce. Les données linguistiques peuvent, dans une certaine mesure traduire ces différences, surtout dans une région où l'absence de centralisation politique favorise la diversité lexicale. Enfin, s'intéresser à l'histoire d'une plante ou d'un type de paysage amène souvent les historiens à sortir de leur période de prédilection et à se doter des outils nécessaires à leur recherche, en dehors de tout découpage institutionnel... Une histoire innovante en somme qui, en imposant sa propre périodisation et en incitant aux échanges pluridisciplinaires, contribue au renouveau de l'historiographie.

    M.C.

    3.Table des matières de l'ouvrage

    Avant-propos 5
    Les auteurs : une rencontre pluridisciplinaire 9
    Introduction 19
    Première partie
    DES PLANTES AMÉRICAINES EN AFRIQUE.
    Usages et diffusion
    Sources,méthodes, itinéraires
    1. Migrations et transports de plantes : histoire et botanique
    J.L. GUILLAUMET
    31
    2. "Fèves", "pois" et "grains" dans le golfe de Guinée : problèmes d'identification des plantes dans les sources historiques
    D. JUHÉ-BEAULATON
    45
    3. Entre l'Amérique et l'Afrique, les îles du Cap-Vert et São Tomé : les cheminements des milhos (mil, sorgho et maïs)
    M.E. MADEIRA SANTOS & M.M. FERRAZ TORRÃO
    69
    Linguistique et histoire des plantes
    4. Les plantes d'origine américaine en Afrique bantoue : une approche linguistique
    S. BAHUCHET & G. PHILIPPSON
    87
    5. Des noms et des routes : la diffusion des plantes américaines en Afrique centrale (RCA - Tchad),
    F. CLOAREC-HEISS & P. NOUGAYROL
    117
    6. The introduction and spread of New World crops in Nigeria : a historical and linguistic investigation
    R.M. BLENCH
    165
    Plantes africaines, plantes américaines : parcours et relations
    7. Anciens haricots et anciens tubercules dans la région des Grands Lacs
    J.P. CHRÉTIEN
    213
    8. Le niébé face aux haricots américains (Cameroun)
    R.S. PASQUET & M. FOTSO
    231
    9. Introduction et place du maïs au Sahel occidental (Sénégal - Mauritanie)
    M. CHASTANET
    251
    10. Plantes américaines au Sud Congo
    E. KATZ
    283
    Seconde partie
    HISTOIRES DE PLANTES ET DE PAYSAGES
    du Néolithique à nos jours
    Paysages en question : évolutions et représentations
    11. La palmeraie du Sud Bénin avant la colonisation : essai d'analyse historique
    D. JUHÉ-BEAULATON
    327
    12. À propos de l'historicité des forêts sacrées de l'ancienne côte des Esclaves
    D. JUHÉ-BEAULATON & B. ROUSSEL
    353
    13. La forêt perdue d'Éthiopie, un mythe contemporain
    A. GASCON
    383
    14. La forêt de Madagascar en situation coloniale : une économie de la délinquance (1900-1940)
    J. FREMIGACCI
    411
    15. Les montagnes sahariennes et leurs marges sahéliennes conservatoires de la nature ?
    E. BERNUS
    441
    Alimentation, cultures commerciales et sociétés
    16. Le mil, une longue histoire : hypothèses sur sa domestication et ses migrations
    S. TOSTAIN
    461
    17. Évolution des ressources alimentaires et des paysages au nord du Cameroun : apport de l'archéologie
    Th. OTTO & M. DELNEUF
    491
    18. Alimentation et plantes cultivées en Ashanti (Ghana) : le témoignage de M.J. Bonnat (1869-1874)
    C.H. PERROT
    515
    19. Introduction et culture du café chez les Rwa de Tanzanie du Nord
    C. BAROIN
    529
    20. L'exploitation des bas-fonds en pays haoussa (Niger) : permanence et innovation
    A. LUXEREAU & B. ROUSSEL
    551
     
    Index des noms de plantes 573
    Table des matières 583

    4. Programme du séminaire de recherche 1998-1999

    A COMPLETER


    [1] C.H. PERROT, Semailles et moissons à Assinie vers 1700 : contribution à l'histoire des plantes cultives dans le sud-est de la Côte d'Ivoire, Journal des Africanistes, 1990, 60, 1 : 9-23.

    D. JUHÉ-BEAULATON, Les paysages végétaux de la côte des Esclaves du 17ème siècle à la veille de la colonisation, Thèse de doctorat d'Histoire, Université de Paris I, 1994.

    M. CHASTANET, La cueillette de plantes alimentaires en pays soninké (Sénégal) depuis la fin du 19ème siècle : histoire et devenir d'un savoir-faire, in G. DUPRÉ (d.), Savoirs paysans et dveloppement, Paris, Karthala - ORSTOM, 1991 : 253-287. Sans oublier les nombreuses publications de J.P. CHRÉTIEN dans ce domaine. Voir notamment certains chapitres de Burundi : l'histoire retrouve, Paris, Karthala, 1993.

    [2] UPRESA 8054, Université de Paris I - CNRS.

    [3] Contacts : au CRA, Monique CHASTANET (e-mail : moniquec@univ-paris1.fr) et au Muséum, Bernard ROUSSEL (e-mail : roussel@mnhn.fr).

    [4] - Voir M. Montanari, La faim et l'abondance. Histoire de l'alimentation en Europe, Paris, Le Seuil, 1995 : 180-185, et D. Roche, Histoire des choses banales. Naissance de la consommation dans les socits traditionnelles (17ème-19ème siècle), Paris, Fayard, 1997 : 248-250. La pellagre, maladie due à l'absence de vitamine PP, est lié à un rgime alimentaire insuffisamment diversifié ; elle a été longtemps associée, en Europe, aux régions de grande consommation du maïs.

    [5] - Opposition qu'on retouve ailleurs qu'en Afrique entre le regard intérieur et le regard de l'autre ; sur la France, voir Paysage au pluriel : pour une approche ethnologique du paysage, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, 1995.


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