Les étudiants doivent obligatoirement présenter aux enseignants assurant les évaluations des séminaires ou des mémoires une photocopie de leur fiche pédagogique
Master Lettres - Seconde année
Tous les séminaires entrent en compte dans le calcul du 1er semestre uniquement, quelle que soit la période effective du cours
(voir la description de chaque séminaire). Rappel : il n'y a pas de compensation en Master 2.
LMDS2. Séminaire littérature française (12 crédits) : spécialité littérature française LMDS3. Séminaire de spécialité 2 (12 crédits)
Le séminaire de spécialité est commun aux spécialités : linguistique fançaise et monde du livre
2010/2011
Séminaire XXe siècle : Nouveau théâtre - Nouveau roman. (niveau 2)
Marie Claude Hubert - Michel Bertrand
mardi13h à 16h : salle C137 1er semestre
Dans un premier temps, ce séminaire s’intéressera aux pratiques intergénériques de Samuel Beckett caractérisées par l’évolution de son œuvre du roman vers le théâtre. Dans un second temps, il se consacrera aux réécritures des premiers Nouveaux Romans effectuées par leurs propres auteurs dans le cadre d’une intertextualité restreinte revendiquée explicitement comme telle, pratique caractéristique du troisième Nouveau Roman.
Samuel Beckett : comédie et actes divers
Samuel Beckett : Pas
Claude Simon, Le Tramway, Ed. de Minuit.
Alain Robbe-Grillet, La Reprise, Ed. de Minuit.
LMDS2 : Séminaire de littérature
française(sur
les 2 semestres)
Geneviève Goubier, Stéphane Lojkine, Pierre Ronzeaud
Fictions rustiques, fictions rustres
mercredi 16h
-19h salle C 137
Première séance: mercredi
13 octobre, puis 10 nov., 24 nov., 8 déc., 19
janv., 16 fév., 16 mars, 6 avril, 4 mai
On se représente souvent la
littérature classique comme une littérature de cour et de salons dont « la
magnificence et la galanterie » ne laisseraient guère de place à
l’exposition brute du réel. Relégués aux confins de l’espace de la
représentation, le paysan et plus généralement le rustre n’y seraient introduits
qu’à la condition d’une transformation radicale, d’abord sous la forme des
bergers de l’idylle et de la pastorale, puis dans la perspective idéologique
d’un retour à l’état de nature.
Pourtant la rusticité classique ne
saurait être enfermée dans le vase clos d’un monde fictionnel de pure
convention. Le roman comme le théâtre du XVIIe et du XVIIIe siècles, et
parallèlement à eux toute une littérature « hors-genre » avec
laquelle ils interfèrent plus ou moins (fables, pamphlets, mazarinades,
almanachs), travaillent à restituer la singularité de la langue et des mœurs du
paysan, au moment même où ils se codifient dans la littérature noble, dans le
sens d’une réduction de cette singularité. C’est dans cette tension que se
développe le réalisme classique, qui n’est pas le réalisme balzacien; c’est
elle aussi qui traduit la contestation politique, à l’époque de la Fronde comme
dans la période révolutionnaire.
L’expression rustre, comme la
fiction rustique, même lorsqu’elle se présente comme écart par rapport à une norme
fictionnelle (le roman de chevalerie, la littérature galante, le langage
précieux, ou même honnête), tend alors à se constituer elle-même comme
contre-norme et à délimiter, sinon les contours d’un genre (roman bourgeois,
comédie larmoyante, roman sensible, nouvelle révolutionnaire…), du moins des
figures topiques intermédiaires, entre réel et fiction. Le séminaire poursuivra
ainsi la réflexion entamée l’an dernier sur la fiction classique, et sur les
rapports d’entrelacement qu’elle entretient avec le réel.
LMDS2 : Séminaire de littérature
française(sur
les 2 semestres)
Chantal
Connochie-Bourgne, Jean-Raymond Fanlo, Stéphane Lojkine, Pierre Ronzeaud
mercredi 16h -19h salle C 137
Littérature et
sciences dans la culture médiévale et moderne
Première séance: mercredi
20 octobre, puis 17 nov., 1er déc, 15 déc., 12 janv., 9 fév., 9 mars, 30
mars, 13 avril, 11 mai
La distinction
contemporaine entre un discours ou une méthode scientifiques d’une part, un
imaginaire de la fiction ou un usage littéraire de la parole d’autre part
n’avait pas de sens dans la culture médiévale et moderne. Ce que nous appelons
aujourd’hui littérature a toujours eu une ambition scientifique, de la poésie
scientifique de Lucrèce à l’utopie et à la science-fiction en passant par les
sommes et les encyclopédies. Réciproquement, la fiction a pu informer certaines
opérations scientifiques : modélisation de l’expérience, imagination de
l’hypothèse, enchaînement du raisonnement. De même, dans son effort pour se
doter d’un appareil conceptuel, la critique littéraire recourt souvent à la
science, soit qu’elle cherche une homologie entre le discours scientifique et
le discours littéraire à une époque donnée (Michel Serres pour Lucrèce, Leibniz
ou Emile Zola, Pierre Bourdieu pour Flaubert ou Pascal, Jean Starobinski pour
Diderot…), soit qu’elle emprunte aux théories ou aux champs scientifiques les
plus récents certains concepts ou méthodes qu’elle applique à l’étude des
œuvres littéraires (Darwin pour l’histoire littéraire, la linguistique pour le
structuralisme, la physique quantique pour le déconstructionnisme…). Certains
écrivains ont même pu supposer une continuité profonde entre les lois
constitutives du réel et celles de l’imagination : en plein XXe siècle,
les rêveries et les spéculations de Roger Caillois sur les pierres ne sont pas
loin de celles que développe Du Bartas au XVIe siècle lorsqu’il établit une
analogie entre la dynamique du monde physique et celle de la création poétique.
On réfléchira sur ces
différentes interférences entre un discours ou un modèle scientifique, par
nature thétique (qui produit une affirmation théorique), et un discours ou une
pratique littéraire, normalement non thétique (fictionnel, ludique,
expressif…). On se demandera ce que produit cette interférence, entre rêverie
et système, entre modélisation affirmée et dispositif enfoui. Car c’est
peut-être dans cette interférence que se noue la constitution d’un champ
littéraire.
LMDS2 : Séminaire de littérature
française(sur
les 2 semestres)
Philippe
Jousset, Claude Pérez
mercredi de 9h à 11h : salle C137 par quinzaine
Littérature
et sciences, XIXe et XXe siècle
Depuis Homère, que
Socrate saluait comme l’éducateur de la Grèce, ou Lucrèce, qui avait mis en
vers la physique d’Epicure, ou l’abbé Delille, décrivant en 1809 Les trois
règnes de la nature, ou encore ceux qui au XIXe siècle rêvent d’une
« poésie scientifique », ce que nous appelons littérature a souvent
été perçu comme un moyen de transmettre des savoirs.
Il semble bien
toutefois que quelque chose à cet égard change radicalement au cours du XIXe
siècle. C’est ce que suggère un mot de Renan: « La science est désormais
la seule manière légitime de connaître », suivi peut-être
(ironiquement ?) par Rimbaud : « A la science, et en
avant ! ». Nous prendrons ces sentences comme point de départ, pour
développer notre réflexion comme suit :
1. ou bien Renan a
tort, « la science » n’est qu’un mode de connaissance parmi d’autres,
au nombre desquels la littérature. Reste alors à préciser ce que peut être la
« connaissance littéraire », et en quoi elle se distingue de la
connaissance scientifique. Des réponses très différentes, de Claudel à Barthes,
Michel Serres, Jean-Marie Schaeffer, JM Coetzee… ont été apportées à cette
question.
2. ou bien Renan a
raison, et dans ce cas il s’ensuit : ou bien une tentative pour redéfinir
la littérature sur le modèle de la science (Zola et le naturalisme); ou
bien une disqualification de la littérature, un « procès intellectuel de
l’art » qui a été instruit par de très nombreux littérateurs depuis le
XIXe siècle jusqu’à nos jours ; ou enfin une tentative pour fixer d’autres
buts à la littérature, et définir d’autres rapports entre elle et « les
sciences ».
Emile Zola, Le Roman expérimental (1880),
GF, 2006
Paul Claudel : Connaissance de l’Est, Poésie/Gallimard
Julien Benda, La France byzantine, 1945,
rééd. 10/18
Loran Gaspard, Sol abolu, Poésie
Gallimard, 1982
Henri Michaux, Connaissances par les
gouffres, Gallimard, 1967
Claude Lévi-Strauss : Tristes
tropiques, Pocket
LMDS2 : Séminaire de littérature
française 1 semestre
Chantal
Connochie-Bourgne, Michèle Gally, Jean-Raymond Fanlo Daniel Martin
jeudi de 16h à 19h : bureauD231
La
littérature en fête : Moyen âge et Renaissance
Première
séance: jeudi 14 octobre, puis 4 nov., 9 déc,
Religieuse,
princière ou populaire, de la fête-Dieu au carnaval en passant par l’entrée
royale, la fête structure la vie sociale au Moyen-Age et à la Renaissance, elle
inspire les écrivains et les artistes. C’est un thème d’inspiration privilégié,
mais surtout elle intéresse en profondeur la littérature : instant pleinement
vécu, elle est aussi représentation, théâtre, et qui y participe est à la fois
acteur et spectateur. Qu’elle veuille manifester le sacré, révéler les grands
principes qui animent l’action du prince ou du monarque, ou détourner
ludiquement, en temps de carnaval, les usages ordinaires, elle invite à
considérer la littérature dans une perspective d’anthropologie et d’histoire
culturelles, mais surtout, plus profondément, comme représentation symbolique
et mise en scène des langages. Mais la fête est aussi transport et
enthousiasme, et correspond à un certain type d’énonciation poétique : depuis
les Grecs, le lyrisme, parole en fête, salue les athlètes vainqueurs, les
banquets, les victoires… La fête pose encore des problèmes d’ordre ou de
désordre, d’espace clos ou illimité, de cohérence ou d’abondance inépuisable, qui
sont constitutifs du texte littéraire.
Des
mémoires peuvent être préparés sur l’ensemble de la période concernée avec les
quatre enseignants responsables du séminaire.
Pratique de l’édition de textes : enjeux littéraires
et valorisation du patrimoine régional
Mardi 15h-18h: premier semestre, bureau D 231
Ce séminaire est ouvert à tout étudiant désireux de
suivre les étapes d’un travail d’édition d’un document manuscrit à un livre
dont la lecture nous est accessible. Les enjeux de l’édition d’un texte
littéraire dépassent largement un simple examen philologique du texte/œuvre et
nécessite une véritable lecture stylistique, littéraire, culturelle et
esthétique au sens le plus large du terme pour replacer l’œuvre à la fois dans
le contexte étroit de son temps, mais aussi dans une tradition culturelle dont
nous saisissons les enjeux a posteriori.
Les fonds manuscrits des bibliothèques de la région
PACA sont riches d’inédits, du Moyen Âge auxtemps modernes, c’est pourquoi, depuis quelques années, nous les
explorons, mettant au jour des œuvres et des documents exceptionnels. Par
ailleurs, ce travail nous a permis dedévelopper ces dernières années des partenariats étroits avec certaines
bibliothèques de la région et avec les Archives départementales, ce qui est
pour le plus grand bénéfice des étudiants, amenés à fréquenter, de l’intérieur,
ces institutions.
Cette année les trois enseignants médiévistes qui
assurent ce séminaire travailleront sur un texte médiéval à partir d’un
manuscrit conservé dans la bibliothèque Inguimbertine de Carpentras (ms. 403). Il
s’agit d’un roman arthurien du XIVe siècle, Le
Petit Artus de Bretagne, contant les aventures amoureuses d’un jeune
chevalier, au détour d’enchantements et de merveilles. Ce roman, dont la
popularité dépassa largement la période médiévale, a été également l’objet d’éditions
imprimées au XVIe siècle notamment. Le travail d’édition se fera sur
photocopies à partir de microfilms mais nous irons aussi consulter le manuscrit
sur place lors d’une journée dont la date sera fixée dès les premières séances.
Les étudiants de Master 2 peuvent au sein de ce
séminaire préparer l’un des 2 mémoires qui leur est demandé ; les doctorants
participent à ce travail qui sera couronné par une publication collective.
LMDS3 : séminaire de spécialité 2010/2011
« Lexicologie différentielle » [1er semestre]
Ambroise Quéffelec
Vendredi 10h-12h
Salle D243
Le séminaire sera centré sur une approche critique des soubassements théoriques de la lexicologie différentielle en contexte francophone multilingue (Québec, Belgique-,Suisse, Afrique Noire, Maghreb, Océan indien). Seront abordées à partir de l’examen d’ouvrages lexicographiques parus ou en cours les questions fondamentales (normes endogènes, emprunts/xénismes, particularismes …) et les méthodes d’élaboration d’inventaires/dictionnaires différentiels (sélections des entrées, nomenclature, micro-structure, etc.)