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Alors que jusqu’à la fin des
années 80 près de 200000 entreprises étaient
créées annuellement en France, ce nombre s’est
sensiblement réduit à moins de 180000 sur les
dernières années [1].
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Par ailleurs, les perspectives en matière de reprises
d’entreprises sont également préoccupantes
puisque dans les dix ans à venir on estime à
500000 le nombre d’entreprises qui devraient changer
de dirigeant du fait de la démographie... sous réserve
de repreneurs. Exemple, les 15000 entreprises artisanales
viables de 5 salariés en moyenne qui seront vraisemblablement
obligées de fermer leurs portes faute de transmission
[2].
Enfin, la France figure parmi les pays du monde dans lesquels
la création d’activité est le moins
souvent envisagéee comme choix professionnel. [3]
C’est donc dans ce contexte que, fin 2002, les deux
ministres de l’Industrie et de la Recherche, ont proposé
un plan en faveur de l’innovation. Une étude
a été lancée dans le cadre de ce plan
afin de mettre en relief l’esprit d’entreprendre
par le développement de la sensibilisation
et de la formation à l’entrepreneuriat.
Sous l’impulsion du Ministère de la Jeunesse,
de l’Education Nationale et de la Recherche (MJENR)
cette étude a mené à un programme d’implantations
de Maisons de l’Entrepreneuriat inter-établissements
d’enseignement supérieur.
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Mi-2004, le projet d’Aix-Marseille a été
retenu par le MJENR avec cinq autres villes. [4]
Ces sept Maisons de l’Entrepreneuriat (ME) seront les
premiers sites à ouvrir dans le cadre du programme national
labellisé MJENR. C’est une chance pour notre département
dont le projet original et la motivation de l’ensemble
des porteurs ont su retenir l’attention du Ministère.
La Maison de l’Entrepreneuriat de Provence est portée
par les trois universités d'Aix-Marseille (U. de
Provence, de
la Méditerranée et Paul
Cézanne), et les deux établissements d’enseignement
supérieur EUROMED
Marseille et Centrale
Marseille (l'ex-EGIM).
Son périmètre d’intervention est :
- la création d’activité au
sens large (entreprise, association, start-up,
micro-entreprise, reprise d’entreprise, commerce,
artisanat, essaimage, création d’association,
insertion par l’économie, franchise, ...).
et elle s’adresse prioritairement aux étudiants
de la région ; elle reste cependant ouverte
aux jeunes en général, notamment via le secteur
associatif et le secteur de l’économie sociale
et solidaire.
Elle a vocation à agir :
- Sur l’intention entrepreneuriale par la sensibilisation
et la formation,
- Sur l’action des jeunes avec un accompagnement de
l’idée au projet et une mise en relation avec
les réseaux d’aide à la création
d’entreprise,
- Sur et par la recherche en sensibilisant les doctorants,
enseignants et chercheurs à l’entrepreneuriat
et en favorisant la recherche sur ce thème.
Pour agir, elle mobilisera :
- Des intervenants extérieurs qui existent déjà
chez de nombreux partenaires,
- Des étudiants des établissements fondateurs
qui auront pour mission d’accompagner les porteurs
d’idées et de projets.
La ME de Provence a pour objectif
de faire découvrir aux jeunes de nouvelles opportunités
professionnelles et de les accompagner dans leurs tous premiers
pas... puis de passer le relais à des intervenants
plus spécialisés.
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Sensibilisation le plus en amont possible (s’attaquer
aux principaux freins)
- Démythifier l’entreprise : on a peur que
de ce que l’on ne connait pas.
- Développer le gout du risque : 68,9% des étudiants
pensent qu’un des principaux freins à la création
d’activité est le risque (vs emploi salarié).
[5]
- Sensibiliser les jeunes à la notion de marché.
- Banaliser les procédures administratives : pour
48,6% des étudiants5 le frein est d’ordre administratif.
- Prouver par l’exemple : impliquer des créateurs
locaux de tout type d’activité ayant tout type
de profil.
Formation et Expérimentation le plus en amont
possible
- Fédérer les moyens pédagogiques des
établissements fondateurs et faire appel à
des moyens complémentaires.
- Faire agir : travailler par l’exemple. Expérimenter
une création d’activité fictive ou réelle.
- Former « in vitro » : associer les entreprises
locales via l’apprentissage.
- Valider par un diplôme spécialisé
« création d’activité ».
- Détecter les situations d’échec en
début de cursus et les réorienter vers la
création d’activité en leur proposant
une formation courte et spécialisée. [6]
- Mixer les compétences et les origines sociales
: Faire travailler autour d’un même projet des
étudiants scientifiques avec des étudiants
en gestion et des jeunes porteurs de projet extérieurs
à l’université.
Information, Conseils et Orientation
Suivant une METHODOLOGIE PERSONNALISEE et adaptée à
chacune des populations visées :
- Analyser le profil type des individus composant chaque
population.
- Identifier les besoins particuliers de chaque profil ainsi
que les lacunes devant être comblées.
- Définir une stratégie de formation pour
chaque profil avec ses différentes étapes.
- Choisir les intervenants (internes et/ou externes) spécialisés
et leur passer le relais
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La ME doit être un lieu d’accueil et un centre
d’informations et d’expertise dont la vocation est
de faire émerger des idées de projet et d’encourager
leur approfondissement. Ce lieu doit être proche des jeunes
donc à Aix comme à Marseille et neutre, donc extérieur
à un campus universitaire.
L’équipe projet est actuellement composée
:
- De coordinateurs, chacun représentant l’un
des cinq établissements d’enseignement supérieur
fondateurs de la ME de Provence,
- et d’une structure légère centrée
autour d’une personne issue du monde de l’entreprise.
Enfin, elle s’appuie sur un réseau pédagogique
intervenant dans les phases de sensibilisation et de formation.
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Par son action très en amont, la ME de Provence se
différencie des structures existantes de type incubateurs,
pépinières, couveuses, associations d’accompagnement...
Ces structures seront des partenaires naturels par la mise en
réseau dans le processus d’accompagnement des projets.
Ceci se traduira par l’orientation des porteurs de projet
réél vers ces réseaux d’appui à
la création d’activités.
L’entreprise, thème central de la ME, doit être
omni-présente tout au long du processus sensibilisation-formation-expérimentation-orientation.
C’est pourquoi les entreprises locales seront rapidement
sollicitées pour devenir des partenaires essentiels
dans la définition du contenu. Chaque entreprise partenaire
pourra travailler avec la ME pour définir un plan d’actions
personnalisé à sa population d’employés
souhaitant évoluer vers un projet de création
d’activité. Un cas particulier pouvant être
une politique d’essaimage dans le cadre d’un plan
social, par exemple.
La ME de Provence se positionne donc comme un véritable
carrefour et catalyseur de la diffusion des informations pédagogiques
et pratiques en lien avec l’entrepreneuriat. Le but
est de mutualiser les ressources humaines et pédagogiques
afin d’accroître l’efficacité et
la pertinence du dispositif global.
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Un concept original en France :
- Un projet local collectif
- Intégré dans un réseau national de
ME labellisées par le MJENR,
- Un guichet d’accueil spécialisé et
fédérateur,
- Qui s’appuie sur un réseau pédagogique
- Une dynamique transdisciplinaire
- Une large diversité entrepreneuriale
- Un brassage social unique
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- Claude Carrière, coordinateur pour l’Université
de Provence (responsable du service valorisation de la recherche
– SEVA), porteur du projet.
- Elio Flesia, coordinateur pour l’Université
de Provence et animateur de la Maison de l'Entrepreneuriat
(chercheur au CNRS et enseignant en innovation, entrepreneuriat
et intelligence économique ; travaille au SEVA).
- Henry Kanoui, coordinateur pour l’Université
de la Méditerranée (professeur à l'université).
- Jacques-André Bartoli, coordinateur pour l’Université
Paul Cézanne (professeur IAE d’Aix).
- Bruno Neunreuther, professeur à l'IAE d'Aix.
- Emmanuel Clavier, coordinateur pour Centrale Marseille
(enseignant).
- Françoise Perrin, enseignante à Centrale
Marseille.
- Bernard Paranque, coordinateur pour EUROMED Marseille
(professeur à Euromed).
- Robert Allemandi, expert extérieur. Il est le créateur
de l'opération "Entreprendre au Lycée"
dans les établissements de l'enseignement secondaire.
- Pierre Lescaudron, expert extérieur. Il dirige
l'incubateur de l'Association Grand Luminy, implanté
en milieu académique, sur le campus de Marseille
Luminy.
- Claude Terrière, expert extérieur. Accompagnateur
de projets de création d'entreprises, il œuvre
au sein du CEEI de l'Arbois (Centre Européen d'Entreprises
et d'Innovation).
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[1] Source : INSEE – site web de
l'APCE avril 2003. [2] Source : Alain
Griset président APCM – Colloque APCM 20 Novembre
2002. [3] Cf. enquête menée
par le conseil des affaires de l’ONU et synthétisée
dans l’étude GEM (Global Entrepreneurship Monitor).
[4] Nantes, Limoges, Nord-Pas de Calais,
Auvergne, Poitiers auxquelles il convient de rajouter la Maison
de l’Entrepreneuriat de Grenoble qui fonctionne depuis
2002. [5] cf. Enquête organisée
en 2003 par le Pôle Européen Universitaire Grenoblois.
[6] Par expérience, les étudiants
en échec scolaire sont souvent les plus aptes à
créer une activité. |
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