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La Scène de roman, Armand Colin, collection U, 2002, 256 p.
En partant de la scène pour analyser le roman, cet ouvrage privilégie une dimension concrète du texte littéraire : la théorie doit partir de représentations simples pour être à la fois compréhensible et utilisable.
La scène est abordée non comme un problème de temporalité, mais comme ce qui dans le roman relève de l’espace et d’une dimension visuelle, plus familière que l’armature rhétorique du discours au lecteur contemporain baigné par la civilisation de l’image.
Le but est de saisir la scène comme phénomène en évolution dans l’histoire : qu’est-ce qui, dans le roman du moyen âge, préexiste à la scène ? Quelles sont, à la fin du dix-septième siècle, les structures formelles de la scène qui se mettent en place ? Comment, au dix-huitième siècle, la scène se généralise-t-elle dans le roman ? Qu’est-ce qui, au dix-neuvième siècle, articule le nouveau dispositif de la scène à la révolution culturelle que représente l’invention de la photographie ? Comment, enfin, le nouveau roman met-il en scène la destruction de la scène romanesque ?
Chaque chapitre, à partir d’une scène célèbre, confronte les instruments théoriques d’analyse aux données historiques et contextuelles nécessaires pour analyser efficacement le texte. Schémas, gravures et peintures jalonnent la progression méthodique qui est proposée. Un index récapitule en fin d’ouvrage les notions essentielles.
Voir ci-dessous la table des matières
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Comptes rendus :
Philippe Ortel sur Fabula ;
Marie-Thérèse Mathet, Revue d’Histoire Littéraire de la France, année 2004, n°4 ;
Richard Bales dans French Studies (2003) 57(4) ;
note de lecture dans Histoires littéraires, n°11, Roman (I) ;
compte rendu de Richard Vales, French studies, 2003 57: 570
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I. Modéliser la scène : quelques outils d’analyse La scène comme mise en échec de la logique discursive La scène comme transgression de performance Méthode Dix heures sous le tilleul : un exemple stendhalien
II. Histoire de la scène Avant la scène, l’interdit du regard L’ut pictura poesis, acte de naissance de la scène La scène comme supplément de l’agon La déconstruction de l’écran classique : dissémination, communication La scène et l’autre scène
I. Un roman d’aventures Les contre-performances de Perceval Dialogue heuristique et retour au code L’atemporalité du lieu Le personnage comme déconstruction du code
II. De drôles d’objets La « chose » comme merveille La « chose » comme signe et comme symptôme La « chose » comme fétiche
III. L’obsession du lieu De la « chose » du conte aux « choses » de la quête La fermeture des lieux En-deçà de la clôture, la scène Conclusion Parodie, scandale La « chose » L’articulation du temps et de l’espace
I. Quand le combat devient spectacle : la métaphore théâtrale Le spectacle comme retrait La coupure sémiotique
II. La perspective comme dispositif d’interposition (Brunelleschi, Alberti) L’expérience de Brunelleschi L’intercisio d’Alberti Les écrans du Tasse : Armide aux pieds de Godefroi
III. Un espace pré-scénique : la forêt du chant XIII Le lieu comme engloutissement : château d’Armide et bergers d’Arcadie Le lieu comme espace vague Frapper le lieu d’interdit : le geste d’Ismen La forêt comme dispositif : vers la scène
IV. L’avènement de la coupure sémiotique : le jardin d’Armide (chant XVI) Le labyrinthe Les portes L’intercisio albertienne Du cristal de Narcisse au diamant de l’altérité La séparation d’Armide
Conclusion Un espace restreint et clivé : la double découpe Du lieu de la quête à l’espace scénique Fonction déconstructive de la scène : subversions de la performance La raison et la technique comme valeurs de la scène Renaud contre Tancrède
I. La norme romanesque classique : vraisemblance contre réalisme, bienséances contre psychologie Le modèle réaliste de l’écriture romanesque La vraisemblance classique Le code de bienséances
II. La scène comme spectacle des bienséances transgressées Paradoxe de la représentation classique Contradiction de la narration classique La scène de l’aveu : dérapages préliminaires
III. Dispositif et écran L’installation du dispositif L’écran de la scène : écart et coupure Logique discursive Logique iconique
IV. Quand la merveille résiste à l’écran : la scène du portrait Conclusion
I. De la mystification à la performance : problèmes d’énonciation La Préface-annexe, ou le roman entier comme dispositif Effets pervers de la mystification Exhibition et camouflage : la double énonciation La scène dans son rapport avec la performance
II. Suzanne refuse de prononcer ses vœux Situation L’espace de la scène : représentation et communication La révolte intime Logique discursive, logique iconique L’écran sensible, ou l’ouverture d’un second point de vue Une autre scène pour un même scandale : Challe avant Diderot Richardson
III. Économie générale de La Religieuse : la déconstruction de la performance Le refus de la performance La performance décalée Evacuation de la performance Conclusion L’instant prégnant comme représentation du dédoublement symbolique Le dédoublement scénique
Résumé de l’intrigue
I. Un nouveau modèle pictural : Vernet Scène intime et scène sublime : le paysage-état d’âme Glissement des oppositions et structuration du texte
II. La scène comme transport La profondeur géométrale, l’effet scopique, la distanciation symbolique Vers un objet total Le « moi » comme temple De la cause à la chose Sublime inadéquation Le sonnet de Pétrarque à Colonna : la colonne comme parergon L’état de nature est l’autre scène
III. Le retour du féminin La vue comme toucher : déconstruction de l’écran classique Fétichisme du vêtement et absentement de l’objet La bosse, envers abject de la chose Imprégnation féminine du lieu Locus amoenus
IV. La promenade sur le lac La promenade comme dispositif La culture comme parergon Système d’oppositions L’ignition scénique Les monuments des anciennes amours : la nouvelle thé`tralité Conclusion Le nouvel espace de la scène De la chose au « quelque chose »
I. La scène comme réduction L’échiquier, l’abordage : déconstructions balzaciennes de la narration Le personnage comme lieu scénique L’énigme, le mystère De la transgression à la brutalité : le paradigme du citron pressé L’écuelle aux tourterelles, objet scénique
II. Rastignac chez Mme de Restaud : la scène comme mise en question du lieu Situation Avant la scène, une « aventure » qui fait tableau Parodie de performance théâtrale : la parole comme matière Les lieux de la scène
III. Rastignac chez Mme de Restaud : la scène comme écran L’incompréhensible : extériorité du code Les trois enjeux de la scène Le renversement de situation Verticalité du nom Le nouveau rapport du géométral et du symbolique Déconstruction de la quÕte La scène de la porte-cochère L’échange des regards dans le premier salon Scène de devant, scène de derrière Écrans indiciels Conclusion
Chapitre 7 : Gilberte derrière les aubépines : Proust, ou la scène comme superposition
I. L’abandon du modèle théâtral : superposition et pétrification La superposition comme principe de la mise en espace du texte La scène originaire La pétrification
II. La promenade des aubépines : nature de l’écran scénique proustien Au commencement, les lilas, odeur et couleur de l’interdit La double barrière : fétichisation de l’écran Les trois temps de la cristallisation Premier signe : « Un couffin oublié à côté d’une ligne » Un deuxième indice : le bourdonnement des aubépines L’écran comme tabernacle : évitement de la vérité L’art et le réel : détournement de l’image chrétienne
III. La scène des aubépines : de l’écran au punctum La liaison indicielle De l’indice à la chair : biscuit et rosette De la chair à la mort : le petit pan de mur jaune L’apparition de Gilberte De l’œil-fenêtre au regard pétrifié Le geste indécent De l’indiciel au virtuel : le punctum Conclusion
Chapitre 8 : La Poignée de porte de tante Berthe. Le Planétarium ou les marges de la scène
I. Théâtralité du Planétarium Une comédie de boulevards ? Structure du roman Marges de la scène : le décentrement du dispositif de la représentation La projection intérieure L’écran comme chose
II. De l’écran à l’abject, de l’abject à la chose : dispositif du texte sarrautien L’image-écran Renversement abject, puis pétrification La mère, enjeu du dispositif L’écrasement, un plaisir oral L’absentement du regard, symptôme de la dissémination du père III. La poignée de porte de tante Berthe Installation ratée d’un ancien dispositif Définition du punctum Hantise et conjuration Conclusion
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