ÉLÉMENTS DE GRAMMAIRE DIDACTIQUE
DE L’ARABE ÉGYPTIEN ET
ÉBAUCHE DE GRAMMAIRE DE TRANSFERT
DE L’ÉGYPTIEN VERS L’ARABE
conception pédagogique et mise en ligne : Alain Girod : alain.girod@cfcc-eg.org
vous devez télécharger et installer la police de transcription de l'arabe
PRESENTATION
Ce fascicule a été fait à la demande de nos étudiants qui, suivant un enseignement vivant d’égyptien, disent éprouver les plus grandes difficultés à organiser et à réexploiter les données qu’ils utilisent dans ces cours de dialecte. En l’absence de Grammaire de l’égyptien contemporain en langue française – hormis les données grammaticales éparses, présentes dans les méthodes d’apprentissage de l’arabe égyptien et que j’ai naturellement consultées – je me suis résolu à colliger, augmenter et classer les quelques éléments que j’avais rédigés dans le Nil et l’Océan et à présenter quelques pistes de ce que pourrait être – projet collectif ambitieux – une grammaire de transfert d’un dialecte arabe vers l’arabe écrit contemporain.
Le symbole de cette ébauche de grammaire de transfert, dans le présent fascicule est :
= grammaire de transfert,
et renvoie au deux grammaires de l’arabe écrit contemporain les plus récentes éditées en collection de poche soit :
cf. Gactive = Grammaire active de l’arabe, par Michel Neyreneuf et Ghalib Al-Hakkak, éd. Les Langues Modernes, 1996
cf. Garabe = Grammaire de l’arabe d’aujourd’hui, par D.E. Kouloughli, éd. Langues pour Tous, 1994
Par commodité, dans ce travail, je nomme le dialecte égyptien : « égyptien », et l’arabe écrit contemporain : « arabe » ; nos étudiants savent ce que recouvrent de tels raccourcis et n’ignorent pas ce qu’est l’arabe « total » sous tous ses aspects.
Nos étudiants savent aussi que ce que je nomme « égyptien » n’est qu’une des facettes de la réalité multiforme et fluctuante de cette langue et que, même au Caire, ce qui se dit à tel endroit ne se dira pas de la même manière cent mètres plus loin et que ce qui se dit aujourd’hui à tel endroit s’est dit tout autrement hier et se dira tout autrement demain.
Tel est le charme et la difficulté de toute langue qui vit.
A. Girod
LA TRANSCRIPTION DES SONS DU DIALECTE EGYPTIEN
1) Avertissement la transcription utilise des points (%, $) des traits (p, à) ou des chevrons (=) pour différencier les lettres ; il est essentiel d’accorder le maximum de soin et de rigueur, dans vos exercices, à la transcription de ces lettres ; attention aux points, traits et chevrons ! Cela vous permettra de :
- bien différencier les sons.
- passer plus naturellement du système de transcription du dialecte à l’écriture arabe.
- d’apprendre le vocabulaire avec précision et de réexploiter les mots appris, sans faire de fautes, en arabe écrit.
2) Les consonnes: - certaines d’entre elles se prononcent et s’écrivent comme en français : en voici la liste b / t / g (toujours dur comme dans «globe» ou «guitare») d / z (= le «z» de «zéro» ou de «zèbre») s (= le «s» de «poste» et non celui de «désert») f / k / 1 / m / n / w (= le «w» «français» de «walkman» ou de «week-end» et non celui de «wagon») y (= le «y» de «yoga» ou de «yaourt»).
- d’autres consonnes se prononcent comme en français, mais elles s’écrivent différemment :
j (= le «j» de «jamais» ou «g» de «girouette»)
= (= le «ch» de «chat» ou «cheval»)
$ (= le «r» français non roulé)
Faites très attention à l’écriture et à la prononciation des ces 3 consonnes !
- d’autres encore peuvent se prononcer comme dans certaines langues européennes ou n’ont aucun équivalent ; vous entendrez et reproduirez leurs sons à l’écoute des cassettes audio ; en voici la liste : 3 / % / à (= la jota en espagnol ou le «ch» allemand de «Buch») / r (= le «r» roulé italien, espagnol ou de certaines régions de France) x / c / µ / ) (ces 4 dernières consonnes sont dites «emphatiques» ; elles sont caractérisées dans la transcription par un point sous la lettre ; vous devrez vous familiariser avec leur prononciation et progressivement bien les différencier des non emphatiques s / d / t / v) ; et enfin 8 / q / h.
Avertissement : certaines consonnes sont parfois prononcées de manière emphatique, ainsi le «r», le «m», ou le «l» ; elles ne seront pas transcrites différemment (par un point sous la lettre), parce qu’elles ne correspondent pas à des lettres différentes de l’alphabet arabe : c’est l’écoute de l’égyptien qui vous révélera les mots où elles apparaissent.
3) Les voyelles brèves : l’équivalence avec les voyelles françaises est difficile à établir ; on peut dire qu’il y a trois groupes de sons :
- un son «a», qui peut être plus ou moins « ouvert » ou « fermé » (plus ou moins «emphatisé») ; ces différents «a» seront transcrits par la seule voyelle a.
- un son qui varie du «i» (à peu près le «i» du français) au «é» ; le son se réalise très fréquemment à mi-chemin entre le «i» et le «é», provoquant une certaine hésitation à choisir l’un plutôt que l’autre ; c’est votre oreille qui sera le meilleur guide ; nous les transcrirons par les voyelles i ou e.
Ne soyez pas surpris si vous trouvez parfois «i» parfois «e» dans un même mot : c’est que nous reproduisons le son le plus proche, dans son contexte.
- un son qui varie du «ou» (à peu près le «ou» du français) au «o» (comme dans «dos» en français) ; là également il est souvent malaisé d’opter pour l’un ou pour l’autre : ils seront transcrits soit par la voyelle u (prononcée « ou »), soit par la voyelle o.
4) Les voyelles longues : il y a 5 voyelles longues, caractérisées dans la transcription par un trait sur la voyelle ; ce sont & / ç / é / è (son «ou» français), p. Il est très important de bien différencier, dans la prononciation - et dans l’écriture ! - les voyelles longues des voyelles brèves. On conseillera même, dans un premier temps, d’allonger exagérément la prononciation de ces voyelles longues, lors de la lecture, pour faciliter cette différenciation.
5) Les diphtongues
- aw se prononce entre «ao» et «aou»
- ay se prononce comme dans «paille» ou «aïe»
- ey se prononce un peu comme dans «abeille»
- ew se prononce «éou»
6) Les pièges : chaque consonne doit être prononcée ; deux consonnes ne peuvent se combiner pour former une prononciation nouvelle :
- gn ne pourra pas se prononcer comme dans «agneau» ; «agnabi» («étranger») se prononcera «ag-na-bi».
- sh ne se combine pas en «ch» comme dans «chat» (il serait alors noté «=»); il faut lire successivement les deux consonnes détachées «s-h».
- il n’y a pas de h muet (non aspiré) : tous les «h» doivent être prononcés.
- dans «in», «an», «um», «om», etc. les n ou les m doivent être prononcés ; par exemple, entom» sera prononcé «aine-tome» et non «inton».
- les consonnes doublées doivent être prononcées toutes deux : vous serez attentifs à la prononciation des mots porteurs d’une consonne doublée, comme : «8arabeyya» «huwwa» ou «itfaccal».
7) Accessoires orthographiques et ponctuation
- Certaines lettres ou ensembles de lettres seront reliés au début des mots ou à la fin des mots par un trait d’union, par ex. : «il-bét», ou «be-çd-u», ou «8alé-ku» ; le respect de ces conventions facilitera votre passage à l’écriture arabe.
- En principe, en dialecte égyptien, trois consonnes ne peuvent se suivre, ni à l’intérieur d’un mot, ni à la jonction de deux mots juxtaposés, ni lorsque une ou des lettres sont annexées à un mot par un trait d’union (cf ci-dessus) ; pour éviter une telle succession de trois consonnes, on intercale des voyelles dites «de disjonction», que l’on notera ainsi e / a / u.
- La voyelle de disjonction la plus fréquente est le e, ex. :
àu== ma8&-ya ---> àu==e ma8&-ya = خشّ معاي
uàt-na ---> uàte-na = اختنا
mais il y a aussi a, ism-ha ---> isma-ha = اسمها
ou encore u, sm-hum ---> ismu-hum = اسمهم
- Cette voyelle doit naturellement être prononcée ; elle peut même, nous le verrons, porter l’accent.
- La ponctuation, par convention, sera identique à celle du français.
Voici, dans l’ordre, l’alphabet phonétique de l’arabe égyptien et la correspondance de ses lettres en graphie arabe d’imprimerie traditionnelle et style manuscrit dit « roq8a » :
Sens de la lecture, de droite à gauche
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Arabe traditionnel |
Arabe manuscrit de style « roq8a » (pour lire le « roq8a » téléchargez la police) |
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écriture de la lettre si elle est dans le mot : |
écriture de la lettre si elle est dans le mot : |
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isolée |
à la fin |
au milieu |
au début |
isolée |
à la fin |
au milieu |
au début |
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& |
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ا |
ـا |
ـا |
ا |
ا |
ـا |
ـا |
ا |
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3 |
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ء (cf. Gactive p.121, n.1 et p.18, 1.7) (cf. Garabe p.17, 1.14) |
ء |
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b |
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ب |
ـب |
ـبـ |
بـ |
ب |
ـب |
ـبـ |
بـ |
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t |
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ت |
ـت |
ـتـ |
تـ |
ت |
ـت |
ـتـ |
تـ |
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ث |
ـث |
ـثـ |
ثـ |
ث |
ـث |
ـثـ |
ثـ |
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j |
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ج |
ـج |
ـجـ |
جـ |
ج |
ـج |
ـجـ |
جـ |
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% |
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ح |
ـح |
ـحـ |
حـ |
ح |
ـح |
ـحـ |
حـ |
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à |
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خ |
ـخ |
ـخـ |
خـ |
خ |
ـخ |
ـخـ |
خـ |
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d |
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د |
ـد |
ـد |
د |
د |
ـد |
ـد |
د |
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ذ |
ـذ |
ـذ |
ذ |
ذ |
ـذ |
ـذ |
ذ |
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r |
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ر |
ـر |
ـر |
ر |
ر |
ـر |
ـر |
ر |
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z |
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ز |
ـز |
ـز |
ز |
ز |
ـز |
ـز |
ز |
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s |
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س |
ـس |
ـسـ |
سـ |
س |
ـس |
ـسـ |
سـ |
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= |
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ش |
ـش |
ـشـ |
شـ |
ش |
ـش |
ـشـ |
شـ |
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x |
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ص |
ـص |
ـصـ |
صـ |
ص |
ـص |
ـصـ |
صـ |
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c |
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ض |
ـض |
ـضـ |
ـض |
ض |
ـض |
ـضـ |
ـض |
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µ |
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ط |
ـط |
ـطـ |
طـ |
ط |
ـط |
ـطـ |
طـ |
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) |
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ظ |
ـظ |
ـظـ |
ظـ |
ظ |
ـظ |
ـظـ |
ظـ |
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8 |
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ع |
ـع |
ـعـ |
عـ |
ع |
ـع |
ـعـ |
عـ |
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$ |
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غ |
ـغ |
ـغـ |
غـ |
غ |
ـغ |
ـغـ |
غـ |
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f |
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ف |
ـف |
ـفـ |
فـ |
ف |
ـف |
ـفـ |
فـ |
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q |
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ق |
ـق |
ـقـ |
قـ |
ق |
ـق |
ـقـ |
قـ |
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q |
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k |
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ك |
ـك |
ـكـ |
كـ |
ك |
ـك |
ـكـ |
كـ |
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l |
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ل |
ـل |
ـلـ |
لـ |
ل |
ـل |
ـلـ |
لـ |
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m |
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م |
ـم |
ـمـ |
مـ |
م |
ـم |
ـمـ |
مـ |
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n |
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ن |
ـن |
ـنـ |
نـ |
ن |
ـن |
ـنـ |
نـ |
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h |
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ه |
ـه |
ـهـ |
هـ |
ه |
ـه |
ـهـ |
هـ |
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w/è/p |
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و |
ـو |
ـو |
و |
و |
ـو |
ـو |
و |
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y/ç/é |
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ي |
ـي |
ـيـ |
يـ |
ي |
ـي |
ـيـ |
يـ |
Remarque : les mots, en écriture arabe, ne se coupent jamais en fin de ligne.
Pour l’alphabet de l’arabe (cf. Gactive p.16, 1.1 et Garabe
p.6 à 10)
Placer l’accent sur les mots s’apprend essentiellement par la pratique de la langue ; rapidement, à force d’écoute, vous placerez l’accent à la bonne place ; voici néanmoins, pour mémoire, les principales règles d’accentuation (la voyelle accentuée, dans les lignes qui suivent, est indiquée par la flèche).
1- L’accent se place, « normalement » sur l’avant dernière syllabe ex. :
8arabeyya / walad / tarabéza / yeqra garçda
يقرأ جريدة / طربيزة / ولد / عربية
même si la voyelle de cette avant dernière syllabe est une voyelle de disjonction, ex. :
isma-ha / ummu-ku / gedde-na
جدّنا / أمّكوا / اسمها
2- Il se place sur la dernière syllabe si celle-ci est une syllabe lourde ; une syllabe lourde est :
- une syllabe contenant une voyelle longue, ex. :
qurèd / sanadçq / tilifpn
تلفون/ صناديق / قرود
- une syllabe se terminant par deux consonnes, ex. :
bey=edd / katabt / ma bey=uf-=
ما بيشوفش / كتبت / بيشدّ
3- Il se place sur l’antépénultième (3ème syllabe avant la fin) si le mot se compose de (ou se termine par) : cv-cv-cv. ex. :
ka-ta-bu (ou ef-ta-ka-ru)
افتكروا كتبوا
ou par cv-cv-cvc ex.:
ka-ta-bet (ou ef-ta-ka-ret)
افتكرت كتبت
(cv signifie consonne + voyelle brève)
autres exemples : 8arabi / samaka / $alabet
غلبت / سمكة / عربي
Pour l’accent et l’intonation cf. Garabe p.43 à 52
REGLE DE PHONETIQUE 1
Dans tous les mots qui commencent par une voyelle, cette voyelle doit être nettement prononcée, «attaquée», ex. :
attexel (= 3attexel) / aywa (= 3aywa) / it=arrafna (= 3it=arrafna) / aqaddem / (= 3aqaddem)
أقدّم / اتشرّفنا / أيوه / أتّصل
Cette voyelle doit être aussi nettement prononcée quand le mot est muni d’un préfixe, l’article par exemple, ex. :
arc il-arc (= il-3arc) / uàt il-uàt (= il-3uàt) / çd be-çd-u (= be-3çd-u)
بيده يد / الأخت أخت / الأرض أرض
Ces voyelles sont en réalité précédées d’une « hamza» = «3»
= « ء
» que l’on ne note pas pour ne pas alourdir la transcription)
REGLE DE PHONETIQUE 2
Les mots qui se composent de deux syllabes de type w&%ed (un) ou =&yef (voyant) ou 8&ref (sachant) ou 8&yez (voulant) (= les mots avec «&» dans la première syllabe puis «e» dans la 2ème) subissent des modifications lorsqu’on leur ajoute un suffixe.
1- Le suffixe est (ou commence par) une voyelle ; le «&» long devient «a» bref et le «e» disparaît, ex. :
-avec le « a » du féminin : w&%ed ® wa%da = واحد ¬ واحدة
8&ref ® 8arfa عارف = ¬ عارفة
- avec le « çn » du pluriel : 8&yez ® 8ayzçn = عايز ¬ عايزين
- avec un pronom suffixe commençant par une voyelle : 8&ref ® 8arf-u (je le connais) = عارف ¬ عارفه
2- le suffixe est (ou commence par) une consonne ; le «&» long devient bref (parce qu’en égyptien il ne peut y avoir de voyelle longue en antépénultième) sans autre modification, ex. :
- avec un pronom suffixe commençant par une consonne :
8&yez ® 8ayez-ha (je la veux) = عايز ¬ عايزها
8&ref ® 8aref-hum (je les connais) = عارف ¬ عارفهم
REGLE DE PHONETIQUE 3
On ne peut trouver, en arabe égyptien du Caire, une voyelle longue suivie de deux consonnes à l’intérieur d’un mot : lorsqu’un tel cas se produit, parce que l’on a ajouté un suffixe commençant par une consonne, la voyelle longue devient brève, exemples :
be-çd-u = avec sa main (à lui) ® be-id-ha = avec sa main (à elle) = بيده ¬ بيدها
%a=èf-u = je le verrai ® %a=uf-hum = je les verrai = ح اشوفه ¬ ح اشوفهم
zemçl-i = mon collègue ® zemil-ku = votre collègue = زميلي ¬ زميلكوا
Sur ce phénomène (deux sukèn ne
peuvent se suivrent =
منع التقاء ساكنين), cf. Gactive p.17, 1.6 et Garabe
p.3, 2.17
REGLE DE PHONETIQUE 4
Les verbes conjugués se terminent parfois par une voyelle brève, quelque soit leur temps, ex. :
eddi ! (donne !) impératif = ادّي
bet=èfi (tu vois) présent = بتشوفي
e=taru (ils ont acheté) = اشتروا
Dans ce cas, si on leur suffixe quelque chose, un pronom suffixe ou la particule «me=» de la négation, par exemple, cette voyelle brève devient longue :
eddç-na! (donne-nous!) = ادّينا
bet=ufç-ha (tu la vois) = بتشوفيها / ma bet=ufç-= (tu ne vois pas) = ما بتشوفيش
e=tarè-h (ils l'ont acheté) = اشتروه / ma e=tarè-= (ils n'ont pas acheté) = ما اشتروهش
D’une manière générale lorsqu’un mot égyptien se termine par une voyelle brève,
cette voyelle brève devient longue en arabe, ex. :
kitaba-ha = ils ont écrit = كتابها
tektabi = que tu écrives = تكتبي
nesi = il a oublié = نسي
Quelques notables exceptions :
- les noms, adjectifs et participes qui se terminent par le « a » = « ة » marque du féminin :
garçda (journal) = جريدة
8arfa (sachant) = عارفة
- la deuxième personne du féminin singulier du passé :
qulti (tu as dit (fém)) = قلتِ
- la deuxième personne du pluriel du passé :
qultu (vous avez dit) = = قلتم (qultum)
- les pronoms suffixes –ki = ـكِ , -u = ـه et –ku = ـكُم
REGLE DE PHONETIQUE 5
Un mot égyptien ne peut comporter deux voyelles longues ; si pour une raison quelconque ce devrait être le cas, seul la dernière voyelle longue se maintient, la première devenant brève, ex. : bet=èfi (tu vois) bet=ufç-ha (tu la vois) = بتشوفيها بتشوفي
Attention, cette règle ne vaut pas en arabe ; lors du transfert vers l’arabe il
faut conserver voire restituer les voyelles longues, ex. :
- en égyptien dans s&8a (sa8&t) = heure (heures) = ساعة (سعات), seule la 2ème voyelle longue reste au pluriel
- en arabe les deux « & » se maintiennent au pluriel : s&8a (s&8&t) = ساعة (ساعات)
Autre exemple : - égyptien, dèqi (goûte !) duqç-h (goûte-le !)
- arabe, (vèqç) ذوقي (h-çqèv) ذوقيه
LE NOM, GENRE ET NOMBRE
I- LE FEMININ
1) Les noms féminins sont, sauf exception, terminés en « a » :
%&ga = chose = حاجة / 8arabeyya = voiture = / عربية / gam8a = université = جامعة
C’est pour cela que beaucoup de prénoms arabes féminins se terminent en « a », ex. :
|
|
|
Il y a des exceptions,
bint = fille = بنت / umm = mère = ام / uàt = soeur = اخت
mais ces mots sont clairement féminins, même s’ils ne se terminent pas en « a ».
Donc, sauf exception, les noms qui ne se terminent pas en « a » sont masculins.
2) Le féminin de l'adjectif et du participe se forme également en ajoutant «a» comme terminaison du masculin, ex. :
8Ali mawgèd = Ali est là = علي موجود ® Sonia mawgèda = Sonya est là = سونيا موجودة
=&yef = il voit = شايف ® =ayfa = elle voit = شايفة (cf. supra règle de phonétique 2, p. 10)
lazçz = délicieux = لزيز ® lazçza = délicieuse = لزيزة
kwayyes = bon = كويس ® kwayyesa = bonne = كويسة
3) Les adjectifs et les participes, épithètes et attributs, s'accordent en genre avec le nom, ex. :
=abak kwayyes = un bon filet = شبك كويس
i=-=abak da kwayyes = ce filet est bon = الشبك دا كويس
di %&ga kwayyesa = c'est une bonne chose = دي حاجة كويسة
il-walad mawgèd fe l-bét = le garçon se trouve à la maison = الولد موجود في البيت
il-bint mawgèda fe l-bét = la fille se trouve à la maison = البنت موجودة في البيت
4) Les noms et adjectifs dits de relation se terminent en « i » au masculin et font leur féminin en « eyya », ex. :
maxri = égyptien = مصري maxreyya = égyptienne = مصرية
faransawi = français = فرنساوي faransaweyya = française =فرنساوية
8arabi = arabe = عربي 8arabeyya = arabe = عربية
yamani = yéménite = يمني yamaneyya = yéménite = يمنية
remarque : la terminaison «a» sert aussi à former le nom d'unité, à partir d'un collectif ; ce nom d'unité, parce qu'il se termine par «a», s'accordera au féminin, ex. :
xadaf = des coquillages (collectif) = صدف xadafa = un coquillage = صدفة
$anam = des moutons = غنم $anama = un mouton = غنمة
cf.
Gactive, le genre des noms,
p. 69-73
cf. Garabe, le genre des noms, p.72-74
II- LE DUEL
1) Le duel s’obtient en égyptien par suffixation de « én » à la fin du nom, ex. :
| çd = une main = يد | idén = 2 mains = يدين |
En arabe, le duel est utilisé systématiquement pour désigner deux personnes ou deux choses :
cf.
Gactive,
le nom au duel p.76
cf. Garabe, le duel p.74.
2) Le duel en égyptien n’est très utilisé qu’avec certaines catégories de mots tel :
| - les parties doubles du corps : | + çd = une main = يد | id-én = 2 mains = يدين |
| + regl = pied = رجل | regl-én = 2 pieds = رجلين | |
| - les divisions du temps : | + ypm = jour = يوم | yom-én = 2 jours = يومين |
| + sana = an = سنة | sant-én = 2 ans = سنتين |
Sinon on utilise etnén = 2 = اتنين + nom au pluriel, ex. : etnén ban&t = 2 filles = اتنين بنات
III- LE PLURIEL
Le PLURIEL des noms, des adjectifs et des participes se rend :
- soit en ajoutant une terminaison au singulier (pluriel dit externe), ex. :
masculin - çn: mawgèd ® mawgud-çn = موجودين
xayy&d ® xayyad-çn = صيادين
féminin - at: 8arabeyya ® 8arabeyy-&t = عربيات
%&ga ® %ag-&t = حاجات
- soit par un mot de forme différente de celle du singulier (pluriel dit interne) ; les consonnes de base du mot restent les mêmes, mais sa vocalisation change, ex. :
| - markeb ® mar&keb = مراكب | sandèq ® sanadçq = صناديق |
cf.
Gactive, le
pluriel des noms p. 78-86
cf. Garabe, le pluriel des noms p. 75-79
L’ARTICLE DEFINI
1) l’article défini il- (el-) se place devant un nom, un adjectif ou un participe ;
a) par convention et pour favoriser le passage ultérieur à l’écriture arabe, on le liera au mot qui le suit avec un trait d’union :
il-bét (la maison) = البيت / il-walad (le garçon) = الولد
b) l’article il- (el-) est invariable en genre et en nombre :
il-farans&wi (le français, masculin) = الفرنساوي
il-faransaweyya (la française, féminin) = الفرنسوية
il-faransaweyyçn (les français, pluriel) = الفرنسويين
c) il perd son « i» (ou son « e») quand il suit un mot terminé par une voyelle, pour permettre la liaison, ex. :
il-walad ma8a l-%ox&n et non pas ma8a il-%ox&n (le garçon est avec le cheval) = الولد مع الحصان
=èfu l-bét et non pas =èfu il-bét (regardez la maison) = شوفوا البيت
d) son «l» s’assimile avec certaines consonnes, ex :
il-sal&m se prononcera (et nous l’écrirons) ® is-sal&m = السلام
il-naàl ® in-naàl (les palmiers) = النخل
Voici pour mémoire la liste des consonnes avec lesquelles l’article s’assimile ; il est inutile d’apprendre cette liste par coeur, vous aurez tôt fait, par la pratique, de bien les connaître:
-s’assimilent obligatoirement: d, c, n, r, s, x, =, t, µ, z, ).
- peuvent s’assimiler (parler familier) ou non (langage plus châtié)
k, ik-kel&b ou il-kel&b (les chiens) = الكلاب
g, ig-garçda ou il-garçda (le journal) = الجريدة
e) il peut tout à la fois perdre son « i » et voir son « l » être assimilé, ex :
gam8a ® ig-gam8a = الجامعة
fe ig-gam8a ® fe g-gam8a = في الجامعة
2) Il n’y a pas d’article indéfini ; un mot indéfini n’a pas d’article (Ø), ex. :
Ø kel&b = des chiens = كلاب
Ø garçda = un journal = جريدة
Ø 8arabeyya = une automobile = عربية
L’article - les lettres solaires et lunaires, cf. Gactive p.135
et Garabe p.81
Un nom est déterminé,
1) s'il a l'article défini il- : cf. l’article défini p. 16
il-walad = le garçon = الولد
ig-gam8a = l'université = الجامعة
2) s'il a un complément de nom ; celui-ci est placé juste derrière le nom complété, sans préposition entre les deux, ex. :
bét 8Ali = la maison de Ali = بيت علي
Dans ce cas (que les grammairiens appellent l'état d'annexion), le premier nom ne porte jamais l'article, ex. (le symbole Ø- signifie, ci-après, absence d'article) :
il-ism (le nom), mais Ø ism il-walad (le nom de l'enfant) = اسم الولد
il-ost&z (le professeur), mais Ø ost&z ig-gam8a = le professeur de l'université =أستاذ الجامعة
ibn§ Richard = le fils de Richard = ابن ريشار
bint§ 8Ali = la fille d'Ali = بيت علي
3) s'il a un pronom suffixe ; c'est un pronom qui est fixé à la fin du nom ; il joue alors le rôle de notre adjectif possessif (cf. infra les pronoms suffixes), ex. :
bét (maison) = بيت + i (moi) = ـي ® bét-i (maison de moi) = ma maison = بيتي
ibn (fils) = ابن + ak (toi) = ـك ® ibn-ak (fils de toi) = ton fils = ابنك
un nom qui a un pronom suffixe ne porte jamais d'article :
il-ibn (le fils) = الابن mais Ø ibn-u = ibn-u (son fils) = ابنه
Ø bint-ak (ta fille) = بنتك
Remarque 1 : le même pronom se fixe aussi à la fin de :
- un verbe ; il joue alors le rôle de pronom personnel et il est complément du verbe, ex. :
=uft (j'ai vu) = شفت + u (lui) = ـه ® =uft-u = je l'ai vu = شفته
=uft (j'ai vu) = شفت + ak (toi) = ـك ® =uft-ak = je t'ai vu = شفتك
- une préposition, ex. :
| 8a=&n (pour) = عشان + ak (toi) = ـك | ® |
8a=&n-ak = pour toi = عشانك |
men + ha = men-ha = d'elle = منها
Remarque 2 : LES NOMS FEMININS EN « ANNEXION »
Lorsqu'un nom féminin est suivi d'un complément de nom ou d'un pronom suffixe, sa terminaison « a » devient « et », exemples :
kpra (une balle) kpret qadam (la «balle au pied» = le football) = كرة قدم
koret-na (notre balle) = كرتنا
g&m8a (une université) gam8et il-Q&hira (l'université du Caire) = جامعة القاهرة
gam8et-ha (son université) = جامعتها
Attention: cette règle ne s'applique pas lorsque le nom est suivi d'un adjectif épithète ou d'un participe, exemples :
kpra kebçra (une grande balle) = كرة كبيرة mais kpret il-bint (la balle de la fille) = كرة البنت
mayya barda (une eau froide) = ماية باردة mais mayyet in-Nil (l'eau du Nil) = ماية النيل
cf. Gactive, définition du nom p.135-139
cf. Garabe, les états du nom p. 80-85.
L'INDETERMINATION
En principe, il n'y a, en arabe, ni article indéfini ni autre marque visible d'indétermination ; un mot est indéterminé, si, comme nous venons de le voir, il n'a,
- ni article défini il- : il-bint (bint est déterminé par il-) = la fille = البنت
- ni complément de nom : bint§ 8Ali (bint est déterminé par 8Ali) = la fille de Ali = بنت علي
- ni pronom suffixe : bint-u (bint est déterminé par -u) = sa fille = بنته
mais :
- Ø-bint-Ø (bint est indéterminé car elle n’a rien ni avant ni après donc ne rentre pas dans une des 3 catégories de détermination sus-mentionnées) = une fille = بنت
- Ø-bét-Ø = une maison = بيت
- faransaweyyçn = des français = فرنسويين
cf. Gactive, indéfinition du nom p.132-134
cf. Garabe, les états du nom p. 79-80.
L’ADJECTIF
I- L’adjectif épithète
1) Il se met toujours après le nom, ex. :
- walad 8arabi (un garçon arabe) = ولد عربي
- 8arabeyya maxreyya (une voiture égyptienne) = العربية المصرية
- markeb 8a)çm (un bateau gigantesque) = مركب عظيم
- xadafa lazçza (un délicieux coquillage) = صدفة لذيذة
2) Si le nom a l’article, l’épithète a aussi l’article, ex. :
- il-walad il-8arabi (le garçon arabe) = الولد العربي
- il-8arabeyya l-maxreyya (la voiture égyptienne) = العربية المصرية
- il-markeb il-8a)çm (le grand bateau) = المركب العظيم
- is-xadafa l-lazçza (le délicieux coquillage) = الصدفة اللذيذة
3) Si le nom est féminin, l’épithète se met au féminin, ex. :
- walad maxri (un garçon égyptien) = ولد مصري
- mayya barda (une eau froide) = ماية باردة
- il-motpr ik-kwayyes (le bon moteur) = المتور الكويس
- il-8arabeyya k-kwayyesa (la bonne voiture) = العربية الكويسة
4) Si le nom est au duel ou au pluriel, l’accord de l’adjectif épithète se fait ainsi :
a) le nom désigne un être humain ; l’adjectif s’accorde au duel ou au pluriel :
- il-maxreyyçn il-muslimçn = les égyptiens musulmans = المصريين المسلمين
- il-modarresén il-god&d = les 2 nouveaux professeurs = المدرسين الجداد
b) le nom désigne une chose ou un animal ; l’adjectif s’accorde le plus souvent au féminin singulier :
- il-mar&keb il-8a)çma (les grands bateaux) = المراكب العظيمة
- il-kel&b il-xo$ayyara (les petits chiens) = الكلاب الصغيرة
II- L’adjectif attribut
1) Il est par essence indéfini donc ne prend pas l’article, ex. :
- ix-sadafa lazçza = le coquillage est délicieux = الصدفة لذيذة
- in-n&s dpl maxreyyçn = ces gens sont égyptiens = الناس دول مصريين
2) Il s’accorde en genre et en nombre de la même manière que l’adjectif épithète (cf. supra), ex. :
a) le nom désigne un être humain ; l’adjectif s’accorde au duel ou au pluriel :
- il-maxreyyçn dpl muslimçn = ces égyptiens sont musulmans = المصريين دول مسلمين
- il-modarresén god&d = les 2 professeurs sont nouveaux = المدرسين جداد
b) le nom désigne une chose ou un animal ; l’adjectif s’accorde le plus souvent au féminin singulier :
- il-mar&keb di 8a)çma (ces bateaux sont grands) = المراكب دي عظيمة
- il-kel&b di xo$ayyara (ces chiens sont petits) = الكلاب دي صغيرة
III- Les adjectifs de couleur
Ils sont de trois types :
1) sur le schème aCCaC (masculin)
|
|
masculin |
féminin |
pluriel |
|||
|
blanc |
abyac |
ابيض |
béca |
بيضا |
bçc |
بيض |
|
jaune |
axfar |
أصفر |
xafra |
صفرا |
xofr |
صفر |
|
rouge |
a%mar |
أحمر |
%amra |
حمرا |
%omr |
حمر |
|
vert |
aàcar |
أخضر |
àacra |
خضرا |
àocr |
خضر |
|
bleu |
azraq |
أزرق |
zarqa |
زرقا |
zorq |
زرق |
|
brun |
asmar |
أسمر |
samra |
سمرا |
somr |
سمر |
|
noir |
eswed |
أسود |
spda |
سودا |
sèd |
سود |
2) formés sur des noms par suffixation d’un « i » (adjectif de relation = nisba) ; ces adjectifs sont en général invariables :
| banafsegi violet | بنفسجي | (banafseg = violettes) |
| bonni marron | بني | (bonn = café) |
| rom&di gris | رمادي | (rom&d = cendres ) |
| sam&wi bleu ciel | سماوي |
(sama = ciel) |
| wardi rose | وردي | (ward = roses) |
| bortoq&ni orange | برتقاني | (bortoq&n = oranges) |
| zatèni vert olive | زيتوني | (zatèn = olives) |
3) adjectifs tirés de noms étrangers (invariables) :
béj beige بيج
rpz rose روز
bambi rose بمبي
IV- Les adjectifs de relation (nisba)
Les noms et adjectifs dits de relation, formés sur un nom, se terminent en « i » au masculin et font leur féminin en « eyya », ex. :
- Maxr = Egypte = مصر
maxri = égyptien = مصري maxreyya = égyptienne = مصرية
- Faransa = France = فرنسا
faransawi = français = فرنساوي faransaweyya = française =فرنساوية
- il-8arab = les Arabes (collectif) = العرب
8arabi = arabe = عربي 8arabeyya = arabe = عربية
il-Yaman = le Yémen = اليمن
yamani = yéménite = يمني yamaneyya = yéménite = يمنية
cf. Gactive, les noms-adjectifs p.65-68 et l’adjectif épithète
p.140-143
cf. Garabe, les adjectifs p.101-117.
L’ELATIF (comparatif et superlatif)
1) L’élatif est un schème formé sur l’adjectif qui sert à exprimer le comparatif et le superlatif ; il se construit de la manière suivante :
a) adjectifs de type CvCçC, CaCC, CaCaC et CoCayyvC aCCaC
kebçr = grand كبير ® akbar = plus grand أكبر
gemçl = beau جميل ® agmal = plus beau أجمل
sarç8 = rapide سريع ® asra8 = plus rapide أسرع
sahl = facile سهل ® ashal = plus facile أسهل
xa8b = difficile صعب ® ax8ab = plus difficile أصعب
%asan = bon حسن ® a%san = meilleur أحسن
xo$ayyar = petit صغير ® ax$ar = plus petit أصغر
qorayyeb = proche قريب ® aqrab = plus proche أقرب
b) adjectifs se terminant par une voyelle de type CvCv aCCa
| qawi = fort قوي | ® | aqwa = plus fort أقوى |
| 8&li = haut عالي | ® | a81a = plus haut أعلى |
| %elw = doux حلو | ® | a%la = plus doux أحلى |
c) adjectifs dont les 2 dernières consonnes C2 et C3 sont identiques :
CvC2çC3 ou C& C2C3 ® aCaC2C3
gedçd = nouveau جديد ® agadd = plus nouveau أجدّ
qalçl = peu قليل ® aqall = moins أقلّ
h&mm = important هام ® ahamm = plus important أهمّ
à&xx = spécial خاص ® aàaxx = plus spécial أخصّ
Remarque : ces élatifs sont invariables
d) adjectifs se terminant par « &n » ou participes commençant par « m » :
® adjectif ou participe + aktar = plus = أكتر
ga8&n = affamé جعان ® ga8&n aktar = plus affamé جعان أكتر
8ayy&n = malade عيان ® 8ayy&n aktar = plus malade عيان أكتر
ma=$èl = occupé مشغول ® ma=$èl aktar = plus occupé مشغول أكتر
metr&qeb = surveillé متراقب ® metr&qeb aktar = plus surveillé متراقب أكتر
Remarque : les adjectifs et participes s’accordent normalement en genre et en nombre ; aktar (qui est lui-même un élatif = plus, plus nombreux) est invariable
2) Le comparatif
Il utilise les structures ci-dessus + men = que = من
a) structures de type a), b) et c) ci-dessus :
- huwwa akbar menn-ak = il est plus grand que toi = هو أكبير منك
- il binte di aqwa men aàè-ha = cette fille est plus forte que son frère = البنت دي أقوى من أخوها
- is-su3&l da ahamm men it-t&ni = cette question est plus importante que l’autre = السؤال دا أهمّ من التاني
b) structures de type d) ci-dessus :
- humma ga8ançn aktar me l-usèd = ils sont plus affamés que des lions = هما جعانين أكتر من الأسود
- heyya ma=$èla aktar men mudir-ha = elle est plus occupée que son directeur = هي مشغولة أكتر من مديرها
2) Le superlatif
a) structures de type a), b) et c) ci-dessus ;: le superlatif est formé ainsi :
1- élatif + nom sans article
- huwwa akbar walad fe l-qesm = c’est le plus grand garçon dans la classe = هو أكبر ولد في القسم
- dpl ahamm muwa))afçn fe =-=erka = ce sont les employés les plus importants de la société = دول أهمّ موظفين في الشركة
2- élatif + w&%ed = واحد au singulier ou + n&s = ناس au pluriel, lorsque l’élatif n’est pas « associé » à un nom :
- huwwa akbar w&%ed fe l-qesm = c’est le plus grand dans la classe = هو أكبر ولد في القسم
- heyya agadd w&%da fe l-qesm = elles est la plus nouvelle de la classe = هي أجدّ واحدة في القسم
- dpl a%san n&s = ce sont les meilleurs = دول أحسن ناس
b) structures de type a), b) et c) ci-dessus ; le superlatif est formé ainsi :
aktar = أكتر + nom sans article ou w&%ed = واحد ou + n&s = ناس + adjectif ou participe.
Rappel : aktar est invariable ; les adjectifs et participes s’accordent normalement en genre et en nombre ;
- huwwa aktar mudir ma=$èl = il est le directeur le plus occupé = هو أكتر مدير مشغول
- heyya aktar mudira ma=$èla = elle est la directrice plus occupée = هي أكتر مديرة مشغولة
- humma aktar mudirçn ma=$èlçn = ils sont les directeurs les plus occupés = هما أكتر مديرين مشغولين
- heyya aktar wa%da ga8&na = elle est la plus affamée = هي أكتر واحدة جعانة
- humma aktar n&s ma=$èlçn = ils sont les plus occupés = هما أكتر مديرين مشغولين
En arabe, pour le superlatif formé avec
ak(ar (= aktar en
égyptien) =
أكثر , on utilise pas l’adjectif mais le
nom (maxdar)
au cas direct, ex. :
huwa ak(ar mudçr =u$l(an) = il est le directeur le plus occupé = هو أكثر مدير شغلاً
cf. Gactive, l’élatif p.66 et l’élatif et la comparaison p. 166-170
cf. Garabe, l’élatif p.106-107 et les construction comparatives p. 114-117
LES DEMONSTRATlFS
Le démonstratif le plus courant est :
da (masculin singulier) = دا
di (féminin singulier) = دي
dpl (pluriel) = دول
a) il peut être employé comme pronom, comme suit :
éh da ? = qu'(est)=ce ? = qu'est=ce que c'est ? = اه دا ؟
da walad = c’(est) un garçon = دا ولد
di li8ba = c’(est) un jeu = دي لعبة
dpl nas = ce (sont) des gens = دول ناس
b) il peut être employé comme adjectif, ex. :
il-walad da fe Maxr = ce garçon (est) en Egypte = الولد دا في مصر
il-bint§ di fe Maxr = cette fille (est) en Egypte = البنت دي في مصر
in-n&s dpl fe Maxr = ces gens (sont) en Egypte = الناس دول في مصر
Lorsque le démonstratif est adjectif, il se place après le nom et celui-ci porte toujours l’article :
il-walad da = الولد دا / in-n&s dpl = الناس دول
En arabe, l’adjectif démonstratif se place avant le nom et
celui-ci porte toujours l’article, ex. :
+ égyptien : il-walad da = ce garçon = الولد دا
arabe : h&v& l-walad = ce garçon = هذا الولد
+ égyptien : in-n&s dpl = ces gens = الناس دول
arabe : h&3ul&3i n-n&s = ces gens = هؤلاء الناس
cf. Gactive, les démonstratifs p.98 et p. 148-149
cf. Garabe, les démonstratifs p.119-122
LES PRONOMS PERSONNELS S
1) Ils sont essentiellement utilisés comme sujet (= thème = mubtada3 = مبتدأ) de la phrase nominale, puisque le verbe conjugué a son pronom sujet intégré (ex. : beyenzel = il descend = بينزل) ; si l’on utilise le pronom sujet avec le verbe conjugué, c’est en général pour insister sur le sujet, ex. :
- %amsek il-%abl w %at=edd i=-=ir&8 = je saisirai la corde et tu tireras la voile = ح امسك الحبل وح تشد الشراع
- %amsek il-%abl w enta %at=edd i=-=ir&8 = je saisirai la corde et toi tu tireras la voile (= c’est toi qui tireras) = ح امسك الحبل وانت ح تشد الشراع
2) Les pronoms sujets sont au nombre de huit :
| ana | moi, je | أنا |
| enta | toi, tu (masculin) | أنت |
| enti | toi, tu (féminin) | أنت |
| huwwa | lui, il | هو |
| heyya | elle | هي |
| e%na | nous | احنا |
| entu | vous | انتو |
| humma | eux, ils / elles | هما |
Les pronoms sujet en arabe sont au nombre de treize :
- 5 personnes du singulier (moi, toi masculin, toi féminin, il et elle)
- 3 personnes du duel (vous deux, eux deux et elles deux)
- 5 personnes du pluriel (nous, vous masculin, vous féminin, ils et elles)
cf. Gactive, les pronoms isolés p.95
cf. Garabe, les pronoms libres p.165-166.
LE PRONOM SUFFIXE
1) C’est un pronom qui est fixé à la fin du nom ; il joue alors le rôle de notre adjectif possessif, ex. :
bét (maison) + i (moi) = bét-i (maison de moi) = ma maison = بيتي
ibn (fils) + ak (toi) = ibn-ak (fils de toi) = ton fils = ابنك
Un nom qui a un pronom suffixe ne porte jamais d’article :
il-ibn (le fils) mais Ø ibn-u = ibn-u (son fils) = الابن / ابنه
Ø bint-ak (ta fille) = بنتك
Remarque : le même pronom se fixe aussi à la fin de :
- un verbe; il joue alors le rôle de pronom personnel et il est complément du verbe, ex. :
=uft (j’ai vu) + u (lui) = =uft-u = je l’ai vu = شفته
=uft (j’ai vu) + ak (toi) = =uft-ak = je t’ai vu = شفتك
- une préposition, ex. :
8a=&n (pour) + ak (toi) = 8a=&n-ak = pour toi = عشانك
men + ha = men-ha = d’elle = منها
- certaines particules ; il est alors sujet de la proposition qui le suit, par exemple avec axl (اصل) = parce que :
beyetkallem 8arabi axl-u 8&= fe Maxr = il parle arabe parce qu’il a vécu en Egypte
بيتكلم عربي اصله عاش في مصر
2) Les pronoms suffixes sont au nombre de huit en égyptien, 5 personnes du singulier (attention, il faut distinguer 2ème personne masculin (-ka/-k) et féminin (-ki/-ik)) et 3 au pluriel, cf. tableau ci-dessous.
En arabe le nombre des personnes passe de 8 à 13 :
- 5 personnes du singulier (moi, toi masculin, toi féminin, il et elle)
- 3 personnes du duel (vous deux, eux deux et elles deux)
- 5 personnes du pluriel (nous, vous masculin, vous féminin, ils et elles)
cf. Gactive, les pronoms suffixes p.96-97 et p. 146-174
cf. Garabe, les pronoms clitiques p.166-172.
3) Voici le tableau des pronoms suffixes, lorsqu’ils sont liés à un mot qui se termine par une consonne :
|
singulier |
||||
|
1ère personne |
-i -ni après verbe |
markeb-i ti3rif-ni |
mon bateau elle me dégoûte |
مركبي |
|
2ème p. masc. |
-ak |
markeb-ak |
ton bateau (à toi, m.) |
مركبك |
|
2ème p. fémin. |
-ik |
markeb-ik |
ton bateau (à toi, f.) |
مركبك |
|
3ème p. masc. |
-u |
markeb-u |
son bateau (à lui) |
مركبه |
|
3ème p. fémin. |
-ha |
markeb-ha |
son bateau (à elle) |
مركبها |
|
pluriel |
||||
|
1ère personne |
-na |
markeb-na |
notre bateau |
مركبنا |
|
2ème p. |
-ku(m) |
markeb-ku(m) |
votre bateau |
مركبكوا |
|
3ème p. |
-hum |
markeb-hum |
leur bateau |
مركبهم |
Rappel : les voyelles dites de disjonction §, ©, ª, sont utilisées pour éviter que 3 consonnes ne se suivent, ex. : dans gedd-ha, le groupe dd-h est impossible à prononcer, d’où la présence du ª : geddª-ha
|
singulier |
||||
|
3ème p. fémin. |
ª-ha |
geddª-ha |
son grand-père |
جدّها |
|
pluriel |
||||
|
1ère personne |
§-na |
gedd§-na |
notre grand-père |
جدّنا |
|
2ème p. |
©-ku(m) |
gedd©ku(m) |
votre grand-père |
جدّكوا / جدّكم |
|
3ème p. |
©-hum |
gedd©-hum |
leur grand-père |
جدّهم |
4) Voici le tableau des pronoms suffixes, lorsqu’ils sont liés à un mot qui se termine par une voyelle autre que la voyelle « a » des noms féminins
|
singulier |
||||
|
1ère personne |
-ya -ni après verbe |
abè-ya eddç-ni |
mon père donne-moi |
أبوي |
|
2ème p. masc. |
-k |
abè-k |
ton père (à toi, m.) |
أبوك |
|
2ème p. fémin. |
-ki |
abè-ki |
ton père (à toi, f.) |
أبوك |
|
3ème p. masc. |
-h |
abè-h |
son père (à lui) |
أبوه |
|
3ème p. fémin. |
-ha |
abè-ha |
son père (à elle) |
أبوها |
|
pluriel |
||||
|
1ère personne |
-na |
abè-na |
notre père |
أبونا |
|
2ème p. |
-ku(m) |
abè-ku(m) |
votre père |
أبوكوا/أبوكم |
|
3ème p. |
-hum |
abè-hum |
leur père |
أبوهم |
5) La terminaison « a » marque du féminin à la fin des noms, adjectifs et participes se transforme en « et » quand ils sont liés à un pronom suffixe, ex. :
8amma (tante) ® 8ammet-i (ma tante) = عمّة ¬ عمّتي
| gam8a (université) gam8et-ha (son université) = | جامعتها | ¬ | جامعة |
- Si le nom se termine par VCa (daraga = degré = درجة )ou VCa (madçna = ville = مدينة ), le « e » du « et » s’efface devant les pronoms suffixes qui commencent par une voyelle (-i, -ak, -ik et
|
singulier |
daraga |
درجة |
madçna |
مدينة |
|
1ère personne |
daragt-i |
درجتي |
madint-i |
مدينتي |
|
2ème p. masc. |
daragt-ak |
درجتك |
madint-ak |
مدينتك |
|
2ème p. fémin. |
daragt-ik |
درجتك |
madint-ik |
مدينتك |
|
3ème p. masc. |
daragt-u |
درجته |
madint-u |
مدينته |
|
3ème p. fémin. |
daraget-ha |
درجتها |
madinet-ha |
مدينتها |
|
pluriel |
||||
|
1ère personne |
daraget-na |
درجتنا |
madinet-na |
مدينتنا |
|
2ème p. |
daraget-ku(m) |
درجتكوا |
madinet-ku(m) |
مدينتكوا/مدينتكم |
|
3ème p. |
daraget-hum |
درجتهم |
madinet-hum |
مدينتهم |
6) Le pronom suffixe avec quelques prépositions :
|
ma8a (avec) |
مع |
8ala (sur) |
على |
men (de) |
من |
|
ma8& -ya |
معاي |
8aley-ya |
عليّ |
men-ni |
منّي |
|
ma8&-k |
معاك |
8alé-k |
عليك |
men-nak |
منّك |
|
ma8&-ki |
معاك |
8alé-ki |
عليك |
men-nik |
منّك |
|
ma8&-h |
معاه |
8alé-h |
عليه |
men-nu |
منه |
|
ma8&-ha |
معاها |
8alé-ha |
عليها |
men-ha |
منها |
|
|
|||||
|
ma8&-na |
معانا |
8alé-na |
علينا |
men-na |
منّا |
|
ma8&-ku |
معاكوا |
8alé-ku |
عليكوا |
men-ku |
منكوا |
|
ma8&-hum |
معاهم |
8alé-hum |
عليهم |
men-hum |
منهم |
|
bet&8 (de / à) |
بتاع |
fe (dans) |
في |
le- (pour) |
لـ |
|
bet&8-i |
بتاعي |
fey-ya |
فيّ |
ley-ya |
ليّ |
|
bet&8-ak |
بتاعك |
fç-k |
فيك |
lç-k |
ليك |
|
bet&8-ik |
بتاعك |
fç-ki |
فيك |
lç-ki |
ليك |
|
bet&8-u |
بتاعه |
fç-h |
فيه |
lç-h / l-u |
ليه/له |
|
beta8-ha |
بتاعها |
fç-ha |
فيها |
lç-ha |
ليها |
|
|
|||||
|
beta8-na |
بتاعنا |
fç-na |
فينا |
lç-na |
لينا |
|
beta8-ku |
بتاعكوا |
fç-ku |
فيكوا |
lç-ku |
ليكوا |
|
beta8-hum |
بتاعهم |
fç-hum |
فيهم |
lç-hum |
ليهم |
L’INTERROGATION
1) Par l’intonation :
- il-mayya barda ? = l’eau est froide? = الماية باردة ؟
- 8Ali mawgèd ? = Ali est là ? = علي موجود ؟
On peut renforcer le ton interrogatif de la voix par des expressions comme :
- il-mayya barda, me= keda ? = l’eau est froide, n’est-ce pas? = الماية باردة، ميش كدا ؟
- il-mayya barda walla la? = l’eau est froide ou non? = الماية باردة ولا لا ؟
- enta g&hez walla lessa ? = tu es prêt ou pas encore? = الماية باردة ولا لسة ؟
2) Par des interrogatifs :
- mçn beyemsek il-%abl ? = qui prend la corde ? = مين بيمسك الحبل ؟
- bey=edde éh ? = (il tire quoi ?) que tire-t-il ? = بيشد ايه ؟
- te%ebbe tegarrab emta ? = quand veux-tu faire l’essai ? = تحب تجرب امتى ؟
- il-markeb fén ? = où est le bateau ? = المركب فين ؟
- beyerga8 le-wara léh ? = pourquoi recule-t-il ? = بيرجع لورا ليه ؟
- ir-rçh ezz&y ? = comment est le vent ? = الريح ازاي ؟
- fç-h k&m markeb ? = il y a combien de bateaux ? = فيه كام مركب ؟
3) L’interrogative indirecte
L’ordre des mots dans la subordonnée interrogative est le même que celui de la phrase interrogative
a) l’interrogative directe n’a pas de particule interrogative ; l’interrogation indirecte sera introduite par iza k&n + interrogation
- 8Ali mawgèd ? = Ali est là ? = علي موجود ؟
® 8&ref iza k&n 8Ali mawgèd ? = sais-tu si Ali est là? = عارف اذا كان علي موجود
b) l’interrogative directe est introduite par une particule interrogative :
- mçn beyemsek il-%abl ? = qui prend la corde ? = مين بيمسك الحبل ؟
® beyes3al mçn beyemsek il-%abl = il demande qui prend la corde = بيسأل مين بيمسك الحبل
- te%ebbe tegarrab emta ? = quand veux-tu faire l’essai ? = تحب تجرب امتى ؟
® qul-l-i te%ebbe tegarrab emta = dis-moi quand tu veux faire l’essai = قل لي تحب تجرب امتى
- beyerga8 le-wara léh ? = pourquoi recule-t-il ? = بيرجع لورا ليه ؟
® me= 8&ref beyerga8 le-wara léh = je ne sais pourquoi il recule = ميش عارف بيرجع لورا ليه
L’égyptien est une langue essentiellement parlée ; l’interrogatif est en
général placé en fin de phrase alors qu’en arabe il se trouve en début de
phrase, ex :
+ égyptien : huwwa fén ? = il est où ? = هو فين ؟
arabe : 3ayna huwa ? = où est-il ? = أين هو ؟
+ égyptien : 8&yez éh ? = qu’est-ce qu’il veut ? (il veut quoi ?) = عايز ايه ؟
arabe : m&v& yurçd ? = que veut-il ? = ماذا يريد ؟
En arabe il n’y a, en théorie, pas d’interrogation par intonation ; selon les grammaires on doit utiliser les interrogatifs hal = est-ce que = هل ou 3a = est-ce que = أ
+ égyptien : - 8Ali mawgèd ? = Ali est là ? = علي موجود ؟
arabe : - hal 8Ali mawgèd ? = Ali est-il là ? = هل علي موجود ؟
cf. Gactive, les interrogatifs p. 100-101
cf. Garabe, les interrogatifs du groupe verbal p.238-239 et p. 262 ; les interrogatifs sur la phrase thématique, p. 254
CHIFFRES ET NOMBRES
I- LES CHIFFRES de 1 à 10
1) Les nombres employés sans complément (= sans objet compté)
Les
nombres répondent fréquemment à la question :
k&m ? = Combien ? =
كام
k&m
est suivi d'un nom au singulier,
ex. :
fç-h k&m walad ? = il y a combien de garçons ? = شايف كام ولد ؟
=&yef k&m
xadafa ? = tu vois combien de coquillages ? =
شايف كام صدفة ؟
1 = w&%ed = واحد / féminin wa%da = واحدة (cf. règle de phonétique 2)
=&yef k&m walad ? = tu vois combien de garçons ? = شايف كام ولد ؟
w&%ed bass = un seul = واحد بس
is-s&8a kam ? = l’heure combien ? = quelle heure est-il ? = الساعة كام ؟
is-s&8a wa%da = l’heure est une = il est une heure = الساعة واحدة
2 = etnén = اتنين
fç-h k&m r&gel ? = il y a combien d’hommes ? = فيه كام راجل ؟
etnén = deux = اتنين
3 = tal&ta = تلاتة
fç-h k&m bint ? tal&ta = combien y a t-il de filles ? trois = فيه كام بنت ؟ تلاتة
| 4 = arba8a = اربعة | 5 = àamsa = خمسة | 6 = setta = ستة | 7 = sab8a = سبعة |
| 8 = tamanya = تمانية | 9 = tes8a = تسعة | 10 = 8a=ara = عشرة |
Voici les 4 opérations arithmétiques de base :
2 [+] 3 [=] 5 etnén [z&yed] tal&ta [yes&wi] àamsa = اتنين زايد تلاتة يساوي خمسة
5 [-] 3 = 2 àamsa [n&3es] tal&ta yes&wi (e)tnén = خمسة ناقص تلاتة يساوي اتنين
3 [x] 3 = 9 tal&ta [fe] tal&ta yes&wi tes8a = تلاتة في تلاتة يساوي تسعة
8 [:] 2 = 4 tamanya [8ala] (e)tnén yes&wi (a)rba8a = تمانية على اتنين يساوي اربعة
II- LES NOMBRES DE 3 à19
1) Les nombres de 3 à 10 sont suivis d'un objet compté au pluriel :
le nom qui suit le nombre le nom qui suit le nombre
commence par une consonne commence par une voyelle
3 talat kil&b (3 chiens) = تلات كلاب talat-t ayy&m (3 jours) = تلات ايام
4 arba8 kil&b (4 chiens) = اربع كلاب arba8-t ayy&m ( 4 jours) = اربع تـ ايام
5 àamas kil&b (5 chiens) = خمس كلاب àamas-t ayy&m (5 jours) = خمس تـ ايام
6 sette kil&b (6 chiens) = ست كلاب sett ayy&m (6 jours) = ست ايام
7 saba8 kil&b (7 chiens) = سبع كلاب saba8-t ayy&m (7 jours) = سبع تـ ايام
8 taman kil&b (8 chiens) = تمن كلاب taman-t ayy&m (8 jours) = تمن تـ ايام
9 tesa8 kil&b (9 chiens) = تسع كلاب tesa8-t ayy&m (9 jours) = تسع تـ ايام
10 8a=ar kil&b (10 chiens) = عشركلاب a=ar-t ayy&m (10 jours) = عشر تـ ايام
1b) Cependant, derrière certains noms qui restent par usage au singulier, on utilise la forme des nombres, sans objet compté (cf. supra) ; voici une liste non exhaustive de ces noms:
- des monnaies : tal&ta ginéh = 3 livres (égyptiennes) = تلاتة جنيه
arba8a yurè = 4 euros = اربعة يورو
- des poids et mesures : àamsa kilp = 5 kilo (grammes ou mètres) = خمسة كيلو
setta litr = 6 litres = ستة لتر
- les nombres : + «million » : sab8a milypn = سبعة مليون
+ « milliard » 8a=ara mily&r = عشرة مليار
2) Les nombres de 11 à 19 sont invariables, et sont suivis d'un objet compté au singulier (les tirets ne sont mis que pour mettre en évidence la formation de ces nombres, à partir de (8a=ar = 10) ; ils ne seront pas utilisés par la suite)
| 11 %ec&-=ar حداشر | 12 eµn&-=ar اتناشر |
| 13 talaµµ&-=ar تلتاشر | 14 arba8µ&-=ar اربعتاشر |
| 15 àamasµ&-=ar خمستاشر | 16 seµµa-=ar ستاشر |
| 17 saba8µ&-=ar سبعتاشر | 18 tamanµ&-=ar تمنتاشر |
| 19 tesa8µ&-=ar تسعتاشر |
III- LES NOMBRES DE 20 à 99
1) Les noms de dizaines sont les suivants :
| 20 8e=rçn عشرين | 30 talatçn تلاتين |
| 40 arbe8çn أربعين | 50 àamsçn خمسين |
| 60 settçn ستين | 70 sab8çn سبعين |
| 80 tamançn تمانين | 90 tes8çn تسعين |
2) On exprime les unités avant les dizaines, et on met «w» entre les deux ; pour les unités on utilise les formes sans objet compté (cf. supra) :
| 21 w&%ed w 8e=rçn واحد وعشرين | 32 etnén w talatçn اتنين وتلاتين |
| 43 tal&ta w arba8çn تلاتة وأربعين | 54 arba8a w àamsçn أربعة و خمسين |
| 66 setta w settçn ستة وستين | 78 tamanya w sab8çn تمانية وسبعين |
| 89 tes8a w tamançn تسعة وتمانين | 97 sab8a w tes8çn سبعة وتسعين |
3) Si le nombre se termine par une dizaine, l'objet compté est au singulier :
- 8e=rçn markeb = 20 bateaux = عشرين مركب
- settçn r&gel = 60 hommes = ستين راجل
- tes8çn 8arabeyya = 90 voitures = تسعين عربية
4) C'est le dernier mot du nombre qui donne l'accord de l'objet compté :
- àamsa w talatçn markeb = 35 bateaux (le dernier mot du nombre est une dizaine (30 = talatçn) donc markeb est au singulier) = خمسة وتلاتين مركب
- meyya (100) w àamas mar&keb = 105 bateaux (le dernier mot du nombre est une unité (5 = àamas) donc markeb est au pluriel (mar&keb) = مية وخمس مراكب
IV- LES NOMBRES DE 100 à 999
Les nombres de centaines ont deux formes, selon qu'ils sont devant un objet compté ou non :
isolé devant l'objet compté
100 meyya mçt مية
200 mçtén mçtén ميتين
300 tultu-meyya tultu- mçt تلتمية
400 rub8u-meyya rub8- mçt ربعمية
500 àumsu-meyya àumsu- mçt خمسمية
600 suttu-meyya suttu- mçt ستمية
700 sub8u-meyya sub8u- mçt سبعمية
800 tumnu-meyya tumnu- mçt تمنمية
900 tus8u-meyya tus8u- mçt تسعمية
Exemples de nombres :
115 meyya w àamasµ&=ar = مية و خمستاشر
221 mitén, w&%ed w 8esrçn = ميتين واحد وعشرين
354 tultumeyya, arba8a w àamsçn = تلتمية أربعة وخمسين
608 suttumeyya w tamanya = ستمية وتمانية
Rappel : c'est le dernier mot du nombre qui détermine l'accord de l'objet compté :
- si ce dernier mot est une unité (de 3 à 10), l'objet compté se met au pluriel.
- si ce dernier mot n'est pas une unité, l'objet compté se met au singulier.
- àumsumçt r&gel (centaine ® singulier = r&gel) = 500 hommes = خمسمية راجل
- àumsumeyya àamsa w 8e=rçn r&gel (dizaine ® singulier = r&gel) = 525 hommes = خمسمية خمسة وعشرين راجل
- àumsumeyya w àamas regg&la (unité ® pluriel = regg&la) = 505 hommes = خمسمية وخمس رجالة
V- LES NOMBRES AU DESSUS DE 1000
1) mille = alf (pl. al&f) est un nom ; pour faire 2000 on le met au duel :
| 1 000 alf الف | 2000 alfén الفين |
Comme c'est un nom, il se comporte comme tout objet compté ; après une unité, de 3 à 10, on le mettra au pluriel (al&f), parfois prononcé « il&f » :
3000 talat-t al&f ou talat-t il&f تلات تـ الاف
4000 arba8-t al&f ou arba8-t il&f أربع تـ الاف
5000 àamas-t al&f ou àamas-t il&f خمس تـ الاف
6000 sett al&f ou sett il&f ست الاف
Après un nombre autre qu'une unité de 3 à 10, il reste au singulier (alf) :
| 15000 àamasµ&=ar alf خمستاشر ألف | 20.000 8e=rçn alf عشرين ألف |
| 100.000 mçt alf مية ألف | 500.000 àumsumçt alf خمسمية ألف |
2) million = melypn; il est presque toujours invariable, même derrière une unité ; dans ce cas on emploie la forme des unités sans complément, forme se terminant en «a» (cf supra)
| 1.000.000 melypn مليون | 2.000.000 etnén melypn اتنين مليون |
| 3.000.000 tal&ta melypn تلاتة مليون | 7.000.000 sab8a melypn سبعة مليون |
| 10.000.000 8a=ara melypn عشرة مليون | 100.000.000 mçt melypn مية مليون |
3) Exemples de nombres : faites attention à la place du "w" entre les centaines et les milliers, et entre les unités et les dizaines:
- sanet alf w tus8umeyya tes8a w tes8çn = l'année mille neuf = سنة ألف وتسعمية تسعة وتسعين
- talatt al&f w sub8umçt yurè = trois mille sept cents euros = تلات تـ الاف وسبعمية يورو
- eµn&=ar alf w rub8umeyya etnén w àamsçn yurè = douze mille quatre cent cinquante deux euros = اتناشر الف وربعمية اتنين وخمسين يورو
- sanet alf w tus8umeyya etnén w tamançn, Maxr k&n 8anda-ha arba8a w arbe8çn melypn sub8umeyya w hamsçn alf s&ken = en 1982 l'Egypte avait quarante quatre millions sept cent cinquante mille habitants =
سنة ألف وتسعمية اتنين وتمانين، مصر كان عندها أربعة وأربعين مليون سبعمية وخمسين ألف ساكن
V- LES NOMBRES ORDINAUX
Ils n'existent que de 1 à 10 ; à l'exception de «premier», ils sont tous sur le même modèle (le même schème), celui du participe présent, comme =&yef = voyant = شايف
masculin féminin.
| 1er awwel اول | èla اولى |
2ème t&ni تاني tanya تانية
3ème t&let تالت talta تالتة
4ème r&be8 رابع rab8a رابعة
3ème à&mes خامس àamsa خامسة
6ème s&des (s&tet) سادس sadsa (satta) سادسة
7ème s&be8 سابع sab8a سابعة
8ème t&men تامن tamna تامنة
9ème t&se8 تاسع tas8a تاسعة
| 10ème 8&=er عاشر | 8a=ra عاشرة |
Après 10, on utilise les nombres cardinaux placés après le nom, ex. :
il-8arabeyya l-àamasµ&=ar = la quinzième voiture = العربية الخمستاشر
is-s&8a l-8e=rçn = la vingtième heure = الساعة العشرين
Les ordinaux sont utilisés généralement comme des adjectifs ou des participes et sont, comme épithètes, placés après le nom, et s’accordent comme tout épithète, ex.:
marra èla = une première fois = مرة اولى
il-marra t-tanya = la deuxième fois = المرة التانية
bét t&let = une troisième maison = بيت تالت
ir-r&gel is-s&be8 = le septième homme = الراجل السابع
Mais, pour les nombres ordinaux de 1 à 10, on peut utiliser la tournure suivante :
ordinal au masculin singulier + nom sans article (annexion)
t&ni marra = la deuxième fois = تاني مرة
t&let bét = la troisième maison = تالت بيت
VI- L’HEURE
1) is-s&8a k&m? = Quelle heure est-il ? = الساعة كام ؟
is-s&8a wa%da = il est 1 heure = الساعة واحدة
is-s&8a (e)tnén = il est 2 heures = الساعة اتنين
is-s&8a 8a=ara = il est 10 heures = الساعة عشرة
is-s&8a %ev&=ar = il est 11 heures = الساعة حداشر
is-s&8a eµn&=ar (il est douze heures / midi / minuit) = الساعة اتناشر
2) les divisions horaires
6 h.00 is-s&8a setta (il est 6heures) الساعة ستة
6 h.05 is-s&8a setta w àamsa (il est 6heures et 5) الساعة ستة وخمسة
6h.10 is-s&8a setta w 8a=ara (il est 6heures et 10) الساعة ستة وعشرة
6h.15 is-s&8a setta w rub8 (il est 6heures et quart) الساعة ستة وربع
6 h.20 is-s&8a setta w telt (il est 6heures et tiers) الساعة ستة وتلت
6 h.25 is-s&8a setta w noxx illa àamsa (6h. et demie moins 5) الساعة ستة ونص الا خمسة
6 h.30 is-s&8a setta w noxx (il est 6heures et demie) الساعة ستة ونص
6h.35 is-s&8a setta w noxx w àamsa (6h. et demie et 5) الساعة ستة ونص وخمسة
6h.40 is-s&8a setta illa telt (il est 6heures moins un tiers) الساعة ستة الا تلت
6 h.45 is-s&8a setta illa rub8 (il est 6heures moins un quart) الساعة ستة الا ربع
6 h.50 is-s&8a setta illa 8a=ara (il est 6heures moins dix) الساعة ستة الا عشرة
6h.55 is-s&8a setta illa àamsa (il est 6heures moins cinq) الساعة ستة الا خمسة
7 h.00 is-s&8a setta be-)-)abµ (6h. pile (= avec exactitude) الساعة ستة بالضبط
Remarque : on ne compte les heures que jusqu'à 12h. ; à partir de 13 h., on reprend à 1h. (de l'après-midi) ; 14 h. = 2h., 15 h. = 3h. etc...
Les bases d’accord de l’objet compté
(après une unité de 3 à 10 l’objet compté se met au pluriel sinon il reste au
singulier) sont les mêmes en arabe, mais les règles en sont plus complexes. La
construction des chiffres et nombres et leurs accords sont également soumis à
des règles plus complexes qu’en égyptien.
Les nombres, cf. Gactive p.102-108 et syntaxe de l’objet compté, p. 162-164
Les nombres, cf. Garabe p. 123-135.
LA NEGATION
1) La négation est me= devant :
- un adjectif
da me= lazçz = ce n’est pas délicieux = دا ميش لزيز
- un participe
da me= mumkin = ce n’est pas possible = دا ميش ممكن
me= 8&ref = [je ne suis] pas sachant = je ne sais pas = ميش عارف
- un nom
8Ali me= ost&z = Ali n’est pas professeur = علي ميش استاذ
- un complément circonstanciel
8Ali me= fe l-bét = Ali n’est pas à la maison = علي ميش في البيت
2) avec un verbe
- au futur, la négation est me= placée devant le verbe
me= %atekteb = tu n'écriras pas = ميش ح يكتب
me= %ayefham = il ne comprendra pas = ميش ح يفهم
- aux autres temps la négation est ma. .. =, encadrant le verbe
ma tekteb-= ! = n'écris pas! = ما تكتبش !
ma betekteb-= = tu n'écris pas = ما بتكتبش
ma katabte-= = tu n'as pas écrit = ما كتبتش
3) avec un verbe + un pronom affixe, la négation ma ... = encadre l'ensemble
ma =uft-ak-= = je ne t'ai pas vu = ما شفتكش
ma bey=uf-hum-= = il ne les voit pas = ما بيشفهمش
Remarque : lorsque le pronom affixe se termine par une voyelle, celle-ci devient longue devant le «-=» de la négation :
bafham-ha = je la comprends ma bafham-h&-= = je ne la comprends pas = ما بافهمهاش
=uft-u = je l'ai vu ma =uft-è-= = je ne l'ai pas vu = ما شفتهوش
4) avec une préposition + un pronom affixe
ma 8and-ç-= fekra = je n'ai pas idée (pas chez moi une idée) = ما عنديش فكرة
ma 8and-è-= waqt = il n'a pas le temps (pas chez lui le temps) = ما عندوش وقت
ma fç-= 8arabeyya ? = il n'y a pas de voiture ? = ما فيش عربية ؟
ma m8a-hè-= yurè = il n'a pas un euro (pas avec lui un euro) = ما معهوش يورو
Ne pas avoir (cf. section le verbe avoir) :
|
ma8a (avec) |
مع |
le- (pour/à) |
لـ |
8and (à/chez) |
عند |
|
ma m8ay-ç-= |
ما معيش |
ma lç-= |
ما ليش |
ma 8and-ç-= |
ما عنديش |
|
ma m8a-k-= |
ما معكش |
ma la-k-= |
ما لكش |
ma 8and-ak-= |
ما عندكش |
|
ma m8a-kç-= |
ما معكيش |
ma l-kç-= |
ما لكيش |
ma 8ande-kç-= |
ما عندكيش |
|
ma m8a-hè-= |
ما معهوش |
ma lè-= |
ما لوش |
ma 8and-è-= |
ما عندوش |
|
ma m8a-h&-= |
ما معهاش |
ma l-h&-= |
ما لهاش |
ma 8anda-h&-= |
ما عندهاش |
|
ma m8a-n&-= |
ما معناش |
ma l-n&-= |
ما لناش |
ma 8ande-n&-= |
ما عندناش |
|
ma m8a-kè-= |
ما معاكوش |
ma l-kè-= |
ما لكوش |
ma 8andu-kè-= |
ما عندكوش |
|
ma m8a-hum-= |
ما معهمش |
ma l-hum-= |
ما لهمش |
ma 8andu-hum-= |
ما عندهمش |
Les particules de négation en arabe sont plus nombreuses qu’en égyptien
avec une syntaxe plus complexe, par exemple
me= n’existe pas en arabe et est remplacé,
- devant un adjectif ou un participe, par $ayr = غير
h&v& $ayr mumkin = ce n’est pas possible = هذا غير ممكن
- devant un nom, par 8adam = عدم ou laysa (verbe ne pas être) = ليس
laysa 8Ali ost&z(an) = Ali n’est pas professeur = ليس علي استاذا
- devant un verbe au futur, par lan (suivi d’un verbe au subjonctif) = لن
lan yafham(a) = il ne comprendra pas = لن يفهم
cf. Gactive, négation et contraire du nom p. 171-173 et les phrases négatives, p.212-213
cf. Garabe, les particules de négation verbale, p. 232-233 et la négation de la phrase thématique, p. 252-254